Par Serge Mavungu
Le Secrétariat Technique à la Riposte contre la COVID-19 et l'Institut National des Recherches Biomédicales (INRB) ont réalisé une enquête sur la seroprevalence de la COVID-19, dans la province de Kongo Central.
Cette enquête, d'une durée de dix jours, a concerné 2156 personnes cibles dont 55% pour la zone de santé de Matadi et 45% autres pour la zone de santé de Nzanza.
L'âge de personnes enquêtées est compris entre 5 et 89 ans.
Ces enquêtes révèlent que 82% de la population sont séropositives à la COVID-19 et ayant développé des anticorps contre la maladie.
Le professeur Jean Jacques Muyembe, Coordonnateur à la Riposte a, au cours de la cérémonie de la restitution relative à cette enquête, devant les chefs de commissions COVID-19, les membres du Secrétariat Technique et le partenaire JICA, indiqué que " avec autant des vagues de la maladie à COVID-19, cette réalité, nous a permis de la cerner, de mieux comprendre la production des anticorps et également la possibilité de mettre au point le traitement".
Et d'ajouter : " S'il y a maintenant une cinquième vague, je pense que nous serons plus à l'aise parce que nous savons comment ça fonctionne.
À en croire le Docteur Justius Nsio, les résultats de cette enquête ont permis de savoir que " 50% des personnes qui sont positives n'ont pas présentées des signes de la Covid.
Cela veut dire que, on ne peut pas seulement se fier aux alertes des gens qui viennent pour des signes mais plutôt tester tout le monde dans la communauté pour les soigner".
Il a, par ailleurs, ajouté que les personnes ne présentant pas la maladie, appelées les asymptomatiques, transmettent la maladie.
Pour sa part, Steve Ahuka, incident manager à la riposte a indiqué que, cette étude va leur permettre de réadapter des stratégies selon les villes qui seront enquêtées.