Rutshuru : reprise des affrontements entre les FARDC et les M23, l'hôpital général de référence de Bambo dans le viseur des terroristes

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Les terroristes du M23 renforcent leur position à Rutshuru [Photo d'illustration]
Les terroristes du M23 renforcent leur position à Rutshuru [Photo d'illustration]

Par la Rédaction

Les affrontements entre les Forces Armées de la RDC et les terroristes du M 23 ont repris depuis 7h20 de ce mercredi 25 janvier 2023, dans le groupement de Bambo, chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

Les sources concordantes rapportent que ces nouveaux affrontements viseraient l'hôpital général de référence de Bambo qui est appuyé par Médecin Sans Frontières France (MSF).

« Après avoir évalué la capacité des FARDC et se voyant dans une position de faiblesse, les terroristes du M23 viennent d'installer une arme lourde à l'hôpital général de référence de Bambo dans le but que si les FARDC répliquaient, les obus ou les bombes tombent sur cet hôpital. Il y a beaucoup de malades dans cet hôpital surtout des enfants car le MSF appuie le service de pédiatrie. Ces terroristes ont aussi installé une autre arme lourde devant la base du MSF, ce qui est une violation du droit humanitaire international et des principes internationaux de la guerre.»_ a indiqué un membre de la société civile habitant la zone.

Cet acteur social qui a requiert l'anonymat demande au gouvernement congolais de tout faire pour que la communauté internationale contraigne au M23 de se retirer librement dans ces zones aux risques que ces derniers commettent un autre génocide comme celui de Kishishe.

 « Ces terroristes ne veulent pas quitter les entités de Kishishe et Bambo parceque c'est dans ces mêmes endroits où ils ont commis des massacres qui ont retenti dans différents rapports des ONG-D, du gouvernement et des nations-unies. Ils ont peur que s'ils se retiraient, il y aura des enquêtes indépendantes et transparentes qui seront menées par plusieurs acteurs. Ces enquêtes peuvent engendrer des sanctions contre eux. De ce qui précède, nous craignons que les civils soient aussi massacrés ici à Bambo une fois les FARDC infligent à ces rebelles des lourdes pertes.»_ a-t-il poursuivi.

Il est à rappeler que le major Willy Ngoma porte-parole du M 23 a récemment été sanctionné par l'Union Européenne pour différentes exactions que ce mouvement terroriste ne cesse de commettre dans les zones sous son occupation.

Entre-temps, les groupements de Kishishe et Bambo ne sont pas encore totalement sous contrôle des forces loyalistes de la RDC. À Kishishe, plusieurs localités sont occupées par les FARDC alors qu'à Bambo elles n'occupent que trois notabilités dont Katendere, Rebero et Nyenyeri.

De surcroît, depuis hier, les civils de ces zones en proie des combats n'ont rien mangé (étant enfermés dans leurs maisons) et certains parents ne savent pas où seraient leurs enfants alertent les acteurs de la société civile dans la région.

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