Par la Rédaction
Le ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Tony Mwaba, a réuni, dans la salle de réunion de l'hôtel Champs Elysées, dans Ville de Boma, au Kongo central, le corps inspectoral scolaire de la Province administrative du Kongo-Central, réunissant toutes les trois provinces éducationnelles.
Prenant la parole après le Maire de Boma, Mbutuyibi Kuakula Senghor, l'Inspecteur Général de l'EPST, Jacques Odia Musungayi a peint un tableau peu reluisant du corps inspectoral du Kongo-Central qui n'est pas présentable au point où l'on a trouvé dans une école un Chef d'établissement, Médecin de son état, qui est Préfet des études.
Jacques Odia a aussi déploré la situation non viable des infrastructures scolaires, la fusion des classes dont les élèves sont de différentes filières, manque des rapports des Inspecteurs, déficit d'équipements et matériels scolaires ou didactiques, la sous qualification des enseignants.
Face à toutes ces difficultés, Jacques Odia, s'adressant au ministre a indiqué que "La stratégie face à tout ce tableau peint reste entre vos mains. Voilà pourquoi je vous remets la parole pour nous entretenir''.
Prenant la parole en dernier lieu, le ministre Tony Mwaba Kazadi a rappelé le périple qui l'a conduit au Grand Kasaï, Grand Équateur en passant par Kinshasa avant de venir au Kongo Central dans sa thématique :"Le réveil de la trilogie inspectorale'', étant donné que cette année scolaire a été dédiée à l'Inspection scolaire.
''J'ai tenu seul à présider cette séance, parce que le réveil du sommeil dans la vie d'un homme, c'est une seule fois. Et lorsque quelqu'un resterait en sommeil après cette campagne de réveil, nous le mettrons dans le cercueil et le conduirons au cimetière qui signifie soit la retraite ou la révocation'', a déclaré le ministre Tony Mwaba Kazadi ,avant d'entrer dans l'exégèse pour expliquer ce que dit la loi au sujet de l'Inspection scolaire qui est ''le bras séculier du Ministre''. Cela veut dire, a-t-il expliqué, qu'il s'agit du reflet et de l'image du ministre, a-t-il démontré.
C'est là qu'il est revenu sur la gratuité de l'enseignement primaire qui n'est pas comprise par certaines personnes, voire les intellectuels.
"Beaucoup confondent la gratuité de l'enseignement primaire avec les conditions d'apprentissages ou socioprofessionnelles des enseignants", a indiqué Tony Mwaba Kazadi.
Et d'ajouter : " La gratuité veut dire, la suppression de tous les frais payés jadis par les parents pour la scolarité de leurs enfants au cycle primaire dans les établissements scolaires publics".
À côté de la gratuité, il y a la problématique de la qualité de l'enseignement. Et pour y veiller, le ministre de l'EPST ne dispose que d'un seul instrument. Il s'agit de l'Inspection scolaire qui a une triple mission: Former, contrôler et évaluer, a insisté Tony Mwaba Kazadi.
Pour lui, cette mission n'est pas remplie par les Inspecteurs scolaires. Pour preuves, a-t-il démontré :"Il suffit de voir comment les enseignants qui viennent manifester au Cabinet, de quelle manière ils s'expriment, a déploré Tony Mwaba Kazadi qui a du mal à trouver un enseignant capable de tenir dans un débat pendant plus de 2 minutes pour se rabattre en lingala.
De même, a-t-il ajouté, il faut regarder le niveau des finalistes qui sortent des humanités dont l'expression en français laisse à désirer. Pour le patron de l'EPST, c'est le produit du travail de l'Inspection qui n'est pas à l'oeuvre, a fustigé le n°1 de l'EPST.
"Pour compter sur la qualité de l'enseignement, il faut que l'on ait le programme à jour, le contrôle. C'est ce qui arrivait dans le temps avec les anciens Inspecteurs, lors de leurs descentes dans les salles de classe, faisaient trembler les enseignants qui éprouvaient de la panique, une fois contrôlés par quelqu'un qui n'avait que son papier et et son stylo", a rappelé le ministre de l'EPST Tony Mwaba Kazadi.