Par Serge Mavungu
Le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’était engagé, au début de son premier mandat, de donner à la RDC -République démocratique du Congo- la sécurité énergétique, afin de permettre à la population congolaise de jouir pleinement de ses ressources
naturelles, notamment le pétrole.
Au demeurant, indique un rapport du chercheur en aval et contrat pétrolier, Lewis Yola Kasamba dénommé "Bilan de Félix Tshisekedi dans le secteur des hydrocarbures : un chapelet de bonnes intentions", à l’aurore dudit mandat, un énorme doute a
eu raison des espoirs qu’avait généré cette annonce.
En outre, certains observateurs du secteur des hydrocarbures notent que l’approche utilisée par le Président de la République aurait, d’une certaine manière, négligé la compétence requise aux animateurs du secteur des hydrocarbures.
"En effet, le forcing et la gestion par défiance dans certains cas ont caractérisé
les détenteurs de la confiance du Chef de l’Etat. Cela nous a exposé dans une
situation à laquelle plusieurs initiatives ont eu du mal à aboutir, conformement
au programme du gouvernement", renseigne ce rapport.
Toutes choses étant égales par ailleurs, indique ce document détaillé en 30 pages, le bilan du premier mandat du Chef
de l’Etat dans le secteur des hydrocarbures a été très mitigé, la situation de la structure des prix des carburants terrestres, le differend entre la RDC et l’Angola, le contrat entre l’Etat congolais et l’opérateur Perenco-Rep, l’expansion anarchique des stations–service, les appels d’offres... ont été très désastreux, pourtant montrant des signaux prometteurs au début de son prémier mandat.
"En 2019, le prix d’essence se vendait à 2230 FC dans la zone ouest. Actuellement, le prix d’essence se vend à 3225 FC, soit une inflation de 44,2 %. Pendant cette même période, le prix des carburants a haussé 9 fois" renseigne ledit rapport.
Cet Expert a mis en lumière l’impertinence des données techniques, pour la plupart de blocs pétroliers soumis aux appels d’offres, tout en dressant un tableau qui renseigne ce qui suit :
De tous les 27 blocs pétroliers, seul le bloc Nganzi du bassin côtier, au Kongo central, contient des données techniques attractives.
Aucun bloc de la cuvette centrale ne contient les données nécessaires, pour comprendre clairement la lithologie de couches.
Considérant la notion de la pertinence des données disponibles, le rapport a estimé qu’il aurait été compréhensif au ministre des Hydrocarbures de lancer les appels d’offres que dans 7 blocs pétroliers.
Au-delà d'émettre les avis et considérations, l'auteur de ce rapport, Lewis Yola Kasamba, a formulé quelques recommandations, afin de sortir de ce bilan mitigé.
Au Président de la
République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de
créer une autorité de régulation de l’Aval Pétrolier;
d'instaurer le système de seuil de prix dans la structure des prix des carburants; de
renégocier le huitième et neuvième avenant régissant les activités
pétrolières de production dans le bassin côtier avec Perenco-Rep; d'inspecter toutes les entités de transport-stockage pour en vérifier la
conformité administrative et technique; de
suspendre le processus encours et lancer un nouveau processus d’appel d’offres de blocs pétroliers moins problématiques techniquement; de créer une quatrième zone fiscale pour les carburants commercialisés au
centre du pays; de
réevaluer les capacités techniques et financières de deux sociétés
séléctionnées pour exploiter le gaz méthane du Lac Kivu dans les blocs
Lwandjofu et Idjwi (Alfajiri Corporation, Winds Exploration LLC) avant la signature de l’ordonnance d’approbation par le Président de la République; et
de créer une société mixte d’importation de tous les produits pétroliers.