Par Gloire Balolage
La division provinciale du Genre, Famille et Enfants, en collaboration avec l'UNICEF, a organisé une activité ce vendredi 21 juin, à Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, pour marquer la Journée mondiale de l'Enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année.
Au cours de cette activité, une cinquantaine d'enfants, parmi lesquels des membres du comité urbain et des enfants déplacés de guerre résidant dans des camps aux environs de Goma, ont pris part à des échanges concernant la situation des enfants dans la partie Est de la RDC -République démocratique du Congo-.
Ces enfants ont eu l'occasion de partager leurs expériences et préoccupations par rapport à leurs conditions de vie dans la société et surtout dans les camps de déplacés, les défis auxquels ils sont confrontés au quotidien, notamment en matière d'éducation et de protection.
Cette activité a permis de donner une voix aux enfants, souvent marginalisés dans les processus de décision, et de les inciter à s'impliquer activement dans la construction d'un avenir meilleur, pour eux-mêmes et pour leur communauté. Un enfant participant et vice-président de la communauté des enfants au camp de Bulengo, a exprimé son désir de voir une amélioration des conditions éducatives pour les enfants et voir la paix revenir.
"Nous avons appris à plaider en faveur des enfants, pour une meilleure éducation. Certains sont devenus des enfants de la rue, faute de possibilité d'accéder à l'éducation. Je viens de Rutshuru et je demande que la guerre prenne fin ou que des écoles soient construites, pour nous permettre d'étudier dans de bonnes conditions. L'école où j'étudie est très éloignée ; il faut marcher pendant trois heures, après avoir quitté le camp", a-t-il indiqué.
Un autre enfant, âgé de 14 ans et enfant reporter au camp de Bulengo, a également exprimé son souhait et son rôle pour défendre les droits des enfants maltraités. "Mon rôle est de plaider en faveur des droits des enfants qui ne sont pas respectés", a-t-il déclaré.
La situation des enfants dans les camps de déplacés est beaucoup plus précaire; car, plusieurs d'entre eux ont dû arrêter leurs études en raison de la guerre menée par le M23, soutenue par le Rwanda, qui les a contraints, ainsi que leurs familles, à quitter leurs milieux ou villages respectifs.