Par Prosper Buhuru
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Shabani Lukoo, a dressé un bilan global de l’opération Ndobo, lancée le 6 décembre 2024, à travers la République démocratique du Congo, pour renforcer la lutte contre le banditisme urbain et la criminalité.
Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, cette opération a permis, en l’espace d’une année, l’interpellation de plus de 8 000 présumés criminels sur l’ensemble du territoire national. Une performance présentée comme le résultat d’un appui technique, logistique et financier accru aux commissariats provinciaux de la Police nationale congolaise.
Conçue comme une réponse structurée à la montée de l’insécurité dans les centres urbains, l’opération Ndobo a été déployée progressivement dans plusieurs provinces, notamment à Kinshasa, au Kongo Central, dans le Haut-Katanga, le Kwango, le Lualaba, la Tshopo, le Kwilu, le Maï-Ndombe, le Bas-Uele et le Haut-Uele. Ce déploiement progressif visait à adapter l’action sécuritaire aux réalités locales tout en consolidant l’autorité de l’État dans les zones les plus affectées par la criminalité.
Les autorités soulignent que Ndobo ne se limite pas à des interpellations massives. L’opération s’inscrit également dans une dynamique de restauration de la confiance entre la population et les forces de sécurité, à travers une présence policière renforcée, des opérations ciblées et une meilleure coordination entre les services de l’État.
Dans son message, le VPM Shabani Lukoo a réaffirmé la détermination du Gouvernement à poursuivre et à étendre cette initiative, notamment par la traque des réseaux de braquage et de criminalité organisée, afin de consolider les acquis enregistrés et d’améliorer durablement le climat sécuritaire dans les principales agglomérations du pays.
Un an après son lancement, l’opération Ndobo s’impose ainsi comme l’un des principaux instruments de la politique sécuritaire du Gouvernement, dans un contexte où la demande de protection des populations reste forte et constante.