Denise Kyalwahi
À travers un message publié sur les réseaux sociaux et relayé à Beni, Masika Kimala Déborah, cheffe de bureau du Cadastre au Nord-Kivu, a lancé un appel fort en faveur de la préservation des espaces publics dans la région de Beni-Kasindi.
Dans son tweet, elle insiste sur la nécessité de mettre fin à la spoliation des biens publics.
"Dans l’espace Congo Ya Sika, les espaces publics ne doivent plus être spoliés : terrains de l’État, poubelles publiques, aires de jeux, cimetières et autres sites doivent être protégés pour les générations futures", a-t-elle déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs espaces appartenant à l’État sont régulièrement occupés de manière illégale ou détournés de leur vocation initiale. Terrains réservés aux infrastructures collectives, espaces verts ou lieux destinés aux services communautaires sont souvent transformés en parcelles privées, au détriment de l’intérêt général.
Pour Masika Kimala Déborah, la protection de ces espaces est essentielle pour garantir un développement urbain harmonieux et durable. Elle souligne que ces lieux jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne des citoyens, qu’il s’agisse de la gestion des déchets, des loisirs ou du respect des lieux de mémoire comme les cimetières.
Son message s’inscrit également dans une dynamique de sensibilisation, invitant les autorités compétentes et la population à s’impliquer activement dans la sauvegarde du patrimoine public. La lutte contre la spoliation passe, selon elle, par le respect des normes d’aménagement, le renforcement du contrôle foncier et l’application stricte de la loi.
Alors que la pression démographique s’intensifie dans plusieurs agglomérations du Nord-Kivu, la gestion des espaces publics devient de plus en plus cruciale. L’appel lancé par la cheffe du bureau du Cadastre se veut un rappel à la responsabilité collective pour préserver ces biens communs au profit des générations présentes et futures..