Par Gloire Balolage
Lors d’une réunion de haut niveau convoquée par Africa CDC avec les autorités sanitaires, le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique centrale et occidentale, Gilles Fagninou, a pris part aux échanges consacrés à l’épidémie d’Ebola liée au virus de Bundibugyo. Cette rencontre intervient dans un contexte de vigilance accrue face à la résurgence de maladies à haut risque dans la région.
Selon ses déclarations, l’UNICEF est déjà engagée dans les efforts de riposte. À Bunia, en République démocratique du Congo, les équipes ont réagi rapidement dès les premières alertes faisant état de décès soudains dans les communautés et les structures sanitaires, témoignant d’une mobilisation précoce sur le terrain.
Gilles Fagninou souligne que la résurgence du virus de Bundibugyo, après plusieurs années sans cas signalés, met en évidence une tendance préoccupante : la multiplication d’épidémies liées à des agents pathogènes à haut risque. Il rappelle que cette dynamique s’inscrit dans un contexte régional marqué par des facteurs complexes et interconnectés.
Parmi ces facteurs figurent les pressions climatiques, les transmissions zoonotiques et les mouvements transfrontaliers de populations, auxquels s’ajoutent la fragilité persistante des systèmes de santé. Pour lui, cette combinaison accroît la probabilité d’urgences sanitaires récurrentes et impose une préparation plus durable ainsi qu’une coordination renforcée entre les pays.
Le responsable de l’UNICEF relève également que les derniers mois ont été marqués par plusieurs réponses sanitaires successives, notamment face au choléra et au mpox, en plus de l’actuelle épidémie de Bundibugyo. Ces situations successives illustrent, selon lui, l’urgence de renforcer la préparation, la résilience des systèmes de santé et la coordination régionale.
Il insiste par ailleurs sur le rôle central de l’engagement communautaire, déjà démontré lors des réponses récentes. Le renforcement des agents de santé communautaires est présenté comme un levier essentiel pour améliorer la détection précoce, la surveillance, la communication des risques et la continuité des services de santé, tout en consolidant la résilience des communautés.
Enfin, l’UNICEF réaffirme son engagement à soutenir les interventions de prévention et de contrôle des infections, ainsi que les actions liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement. L’organisation se dit également prête à appuyer la logistique et l’acheminement des fournitures essentielles, tout en appelant à une mobilisation collective et coordonnée avec les États et les partenaires pour contenir l’épidémie et protéger les populations vulnérables.