Par Gloire Balolage
La mort de plusieurs hippopotames retrouvés dans la rivière Semuliki, dans la zone du Parc national des Virunga, est désormais attribuée au charbon bactéridien, également appelé anthrax. Cette confirmation intervient après les analyses réalisées conjointement par les docteurs vétérinaires de Virunga Doctors et les équipes de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
C'est ce qui ressort d'un communiqué officiel de la Direction provinciale de l'ICCN au Nord-Kivu, signé ce mardi 29 septembre 2026, à Ishango. Ce document fait suite au premier communiqué publié le 24 septembre dernier, à travers lequel l'ICCN avait appelé les populations riveraines à la vigilance alors que la cause de la mort des hippopotames n'était pas encore établie.
Selon l'ICCN, les analyses effectuées ont ainsi confirmé que la mort des hippopotames retrouvés dans la rivière Semuliki est due au charbon bactéridien. Face à cette situation, un protocole de riposte a été mis en place et est actuellement mis en œuvre afin de maîtriser la situation dans les meilleurs délais.
L'ICCN rappelle que cette maladie peut se transmettre à l'être humain par contact avec un animal mort ou malade, mais également par la consommation de sa viande. Les populations riveraines sont, de ce fait, appelées à maintenir les mesures de précaution déjà annoncées, notamment l'interdiction de toucher, déplacer, découper, enterrer ou brûler les carcasses.
Il est également demandé à la population de ne pas consommer, acheter, vendre ou transporter la viande d'un animal retrouvé mort ou malade. Les enfants, le bétail et les animaux domestiques doivent être éloignés des carcasses, tandis que l'utilisation de l'eau à proximité des zones concernées doit être évitée.
La Direction provinciale de l'ICCN demande par ailleurs de signaler immédiatement toute nouvelle carcasse ou toute mortalité inhabituelle aux autorités locales, aux services vétérinaires, aux relais communautaires ou aux agents de l'ICCN. Toute personne présentant des symptômes après avoir été en contact avec un animal mort ou malade, ou après avoir consommé une viande suspecte, est invitée à consulter sans délai une structure de santé.
Tout en appelant la population à rester calme et vigilante, l'ICCN indique que ses équipes et ses partenaires poursuivent le suivi de la situation. De nouvelles directives seront communiquées en temps utile, précise la Direction provinciale de l'ICCN au Nord-Kivu.