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Rutshuru : faute de soins adaptés, plus de 50 enfants handicapés exposés à des séquelles durables

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Quelques enfants vivant avec handicap [photo d'illustration]
Quelques enfants vivant avec handicap [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

Plus de 50 enfants nés avec un handicap depuis le début de l’année 2026, dans la localité de Kiseguro, située dans la zone de santé de Binza, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), ont besoin d’une prise en charge médicale et spécialisée, selon l’Association des handicapés pour le développement et l’auto-prise en charge, dans une interview exclusive accordée à Opinion-Info.cd.

Malformations des membres, troubles de la vision et autres formes de handicap figurent parmi les difficultés rapportées par les familles. Mais au-delà des pathologies, c’est surtout l’accès aux soins qui pose problème. Les structures médicales locales ne disposent pas, selon l’association, des moyens nécessaires pour assurer notamment les soins spécialisés et la kinésithérapie dont certains enfants ont besoin.

La situation des mères apparaît particulièrement difficile. Lors d’une rencontre organisée le 17 septembre avec des femmes de la communauté, plusieurs témoignages ont fait état de l’impossibilité, pour certaines familles, de financer les soins et équipements nécessaires. Le problème touche également des ménages dans lesquels les parents vivent eux-mêmes avec un handicap.

À cette vulnérabilité sanitaire s’ajoutent les difficultés économiques qui frappent la région de Binza. Les intempéries et les perturbations liées aux conditions climatiques ont affecté les récoltes, réduisant les moyens de subsistance des ménages et aggravant leur insécurité alimentaire.

Dans ce contexte, l’association appelle à une intervention rapide des acteurs humanitaires et sanitaires.

« Nos enfants ont besoin de prothèses, de soins spécialisés et d'une prise en charge médicale appropriée », plaide Magori Bagahe David, coordonnateur de l’Association des handicapés pour le développement et l’auto-prise en charge. Selon lui, l’absence de soins adaptés pourrait compromettre durablement la mobilité et l’autonomie de certains enfants.

L’organisation demande ainsi aux partenaires humanitaires, aux professionnels de santé et aux personnes susceptibles d’apporter un soutien de se mobiliser en faveur des familles concernées.

À Kiseguro, l’enjeu dépasse donc la seule prise en charge médicale : pour ces familles, l’accès aux soins spécialisés représente aussi une possibilité d’améliorer les conditions de vie et l’autonomie de leurs enfants.

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Mercredi 30 septembre 2026 - 18:56