Par Patrick Kitoko
Le gouvernement de la République démocratique du Congo poursuit sa réforme de la gouvernance de l’administration publique. Un projet de loi relatif aux marchés publics a été examiné et adopté mercredi 30 septembre 2026, à l’issue de la 8ᵉ réunion restreinte du gouvernement. Le texte a été présenté par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito.
La réunion, tenue sous la présidence du vice-Premier ministre chargé des Transports, s’est déroulée sur instruction de la Première ministre.
À travers cette réforme, l’exécutif entend revoir les mécanismes qui encadrent la passation et l’exécution des marchés publics, avec pour objectif d’améliorer la gouvernance de la commande publique.
Plus de transparence et de redevabilité
Parmi les principales innovations annoncées figure le renforcement de la transparence et de la redevabilité dans les procédures de passation des marchés publics. Cette orientation vise notamment à améliorer la traçabilité des différentes étapes de la commande publique et les mécanismes de contrôle de l’utilisation des ressources de l’État.
Autre axe majeur : la simplification et la modernisation des procédures. Le projet prévoit notamment une plus grande intégration des outils numériques dans les processus liés aux marchés publics. La dématérialisation pourrait ainsi contribuer à réduire certaines lourdeurs administratives, à faciliter le suivi des procédures et à améliorer l’accès aux informations relatives à la commande publique.
Une réforme au cœur de la gouvernance de l’État
La commande publique représente un levier important de l’action de l’État, notamment pour la réalisation des infrastructures, l’acquisition de biens et la fourniture de services aux administrations publiques. Sa réforme constitue donc un enjeu à la fois administratif, financier et institutionnel.
Le gouvernement présente cette initiative comme l’une des mesures destinées à améliorer la gouvernance de l’administration publique et à renforcer l’efficacité de la gestion des ressources publiques.
Le projet de loi, adopté au niveau gouvernemental, doit désormais poursuivre son parcours institutionnel avant une éventuelle entrée en vigueur.