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Anthrax dans le Parc des Virunga : « Rien à craindre, rien à paniquer », Message des autorités aux riverains

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Méthode Uhoze, Directeur des relations extérieures du Parc national des Virunga
Méthode Uhoze, Directeur des relations extérieures du Parc national des Virunga

Par Prosper Buhuru 

La résurgence de la maladie du charbon, ou anthrax, observée depuis fin septembre 2026, chez des hippopotames le long de la rivière Semuliki, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, évolue favorablement, selon Méthode Uhoze, Directeur des relations extérieures du Parc national des Virunga. Dans une interview accordée à Opinion-info.cd, il indique qu’une vingtaine de carcasses ont jusqu’ici été recensées dans cette zone. 

Les analyses réalisées sur des échantillons prélevés sur les animaux morts ont confirmé la présence de la maladie du charbon. Face à cette situation, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), les services vétérinaires et les autorités sanitaires coordonnent leur intervention dans le cadre de l’approche « Une seule santé », qui associe la protection de la santé humaine, animale et environnementale.

Cette résurgence intervient quelques mois après un épisode plus important enregistré en avril 2025 dans le lac Édouard et les cours d’eau environnants. Cette précédente flambée avait entraîné la mort d’environ une cinquantaine d’hippopotames et de buffles. Pour l’heure, l’épisode observé dans la Semuliki présente un bilan moins élevé, avec une vingtaine de carcasses recensées.

« La situation évolue très positivement et tend à se stabiliser », explique Méthode Uhoze, tout en appelant les populations riveraines à maintenir la vigilance.

La principale crainte reste une transmission de la maladie de l’animal à l’être humain. Les responsables du parc déconseillent ainsi formellement de consommer ou de manipuler la viande provenant d’animaux retrouvés morts. Les populations sont également invitées à éviter les zones affectées, notamment pour y puiser de l’eau ou y conduire leurs animaux domestiques.

Le risque concerne également les personnes qui fréquentent régulièrement les zones touchées, notamment les chasseurs et les braconniers, appelés à ne pas entrer en contact avec les carcasses.

Chez l’être humain, l’anthrax peut être pris en charge médicalement, notamment lorsqu’il est détecté rapidement. L’apparition de signes suspects, tels qu’une fièvre ou des lésions cutanées, doit conduire à consulter rapidement un service de santé.

Pour Méthode Uhoze, la situation ne justifie toutefois pas la panique.

« Il n’y a rien à craindre, rien à paniquer », assure-t-il, en soulignant que les équipes mobilisées poursuivent leurs interventions afin de contenir la maladie et de protéger à la fois les populations riveraines et la faune sauvage.

Vendredi 2 octobre 2026 - 18:53