Par Gratis Makabi
Le Rassemblement des Journalistes pour l'Émergence du Congo (RAJEC) dénonce de graves atteintes à la liberté de la presse enregistrées ces dernières heures et exige des actions urgentes de la part des autorités politico-administratives et sécuritaires.
Dans un communiqué consulté par Opinion-Info.cd ce lundi 06 octobre 2026, le RAJEC alerte sur l'escalade de la répression visant notamment Virginie Manganga, Gauthier Sey et Danny Nguba.
« Notre consœur Virginie Manganga, placée en détention à la prison centrale de Makala après son enlèvement; notre confrère Gauthier Sey, admis en urgence à la Clinique Ngaliema à la suite d'un enlèvement qualifié de criminel; et notre confrère Danny Nguba, porté disparu », indique l'organisation.
Le RAJEC condamne avec la plus grande fermeté ces actes, qu'il considère comme une attaque frontale contre la liberté de la presse, la liberté d'expression et la démocratie, pourtant garanties par la Constitution.
« L'enlèvement d'une journaliste, l'hospitalisation en urgence d'un autre et la disparition d'un troisième en l'espace de quelques semaines ne sont plus de simples incidents isolés. Il s'agit d'une situation extrêmement préoccupante et du prix inacceptable payé par les professionnels des médias dans un pays qui se doit de garantir une presse libre et indépendante », ajoute le communiqué.
Face à cette situation, le RAJEC:
- exige la libération immédiate et sans condition de Virginie Manganga, victime d'une détention qu'il juge arbitraire;
- demande que toute la lumière soit faite sur l'enlèvement de Gauthier Sey, promoteur de Netic News, et que les auteurs répondent de leurs actes;
- exige des autorités compétentes qu'elles engagent sans délai les recherches nécessaires pour retrouver Danny Nguba et garantir son intégrité physique;
- appelle le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions et défenseur engagé de la liberté de la presse, ainsi que le Ministre de la Justice, à s'impliquer personnellement pour mettre fin à cette dérive répressive.
Le RAJEC indique qu'il tient les autorités politico-administratives et sécuritaires pour responsables de la sécurité de ces trois journalistes.
Il appelle, en outre, l'ensemble de la profession, l'UNPC, les organisations de défense des droits de l'homme, la société civile ainsi que les partenaires internationaux à se mobiliser pour défendre la liberté de la presse, aujourd'hui gravement menacée.