Par Gloire Balolage
Le chef de la Convention pour la révolution populaire (CRP), Thomas Lubanga, a réaffirmé le cessez-le-feu unilatéral de son mouvement dans un décret signé le 10 octobre 2026. Cette décision intervient au lendemain d’une rencontre tenue à Entebbe, en Ouganda, entre une délégation de Kinshasa et des représentants de la CRP, sous la facilitation du président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, dans un contexte marqué par la dégradation de la situation sécuritaire en Ituri.
Dans ce document, Thomas Lubanga indique que le cessez-le-feu annoncé le 14 mai 2026 est réaffirmé « dans toute sa plénitude ». Cette déclaration fait suite à une recommandation de la facilitation ougandaise, qui a appelé les parties à s’abstenir de toute confrontation armée afin de favoriser un climat de confiance et de créer des conditions propices à la poursuite des échanges.
La rencontre du 9 octobre à Entebbe a réuni le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, et la délégation de la CRP conduite par Thomas Lubanga. Les discussions ont notamment porté sur la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, les violences visant les civils, les déplacements de populations ainsi que les accusations réciproques impliquant notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la CODECO et la CRP.
Au cours des échanges, Yoweri Kaguta Museveni a estimé que l’interruption du processus de paix engagé en avril 2026 en raison de l’épidémie d’Ebola constituait un facteur majeur de la détérioration de la situation sécuritaire. Le président ougandais a proposé la reprise du pré-dialogue dans un délai de deux semaines, tout en exhortant les parties à donner des instructions à leurs combattants afin de limiter les affrontements armés sur le terrain.
Le décret de la CRP fait référence à cette rencontre et à la recommandation de la facilitation ougandaise appelant à éviter toute confrontation armée. Le document souligne que la reprise du pré-dialogue, prévue après deux semaines, doit permettre de poursuivre les échanges amorcés en avril 2026. La réaffirmation du cessez-le-feu est ainsi présentée par le mouvement comme une mesure destinée à maintenir son engagement déclaré en faveur de l’arrêt unilatéral des hostilités.
Dans son deuxième article, Thomas Lubanga charge le secrétaire exécutif responsable de la Défense et le chef d’état-major général de veiller, chacun dans son domaine de compétence, à l’exécution du décret. Celui-ci précise que ses dispositions entrent en vigueur à la date de sa signature, soit le 10 octobre 2026. Toutefois, le document ne fournit pas de précisions supplémentaires sur les modalités pratiques de mise en œuvre de cette décision sur le terrain.