Par Prosper Buhuru
Délocalisé exceptionnellement à Lubumbashi, le Festival Amani réaffirme son ambition de faire de la culture un instrument de cohésion sociale et de transformation, selon ses organisateurs.
À l’ouverture de cette 11ᵉ édition, ce vendredi 10 avril 2026, le directeur général du festival, Guillaume Bisimwa, a insisté sur l’identité profonde de cet événement né à Goma. Plus qu’un rendez-vous artistique, Amani se présente comme un mouvement porteur d’un message : opposer l’unité aux divisions et l’espoir aux incertitudes.
À travers le thème « Redevenir », les organisateurs entendent inviter les Congolais à repenser leur rapport à la nation, en valorisant les liens qui unissent plutôt que les différences qui divisent.
Pour eux, la culture constitue un langage universel capable de rapprocher les communautés, de recréer du lien social et de construire des ponts dans un contexte souvent fragilisé par les crises.
Pendant trois jours, artistes, acteurs culturels et publics sont appelés à se retrouver autour de cette vision, dans une ville symboliquement choisie pour élargir l’audience du festival et renforcer son ancrage national.
En s’exportant hors de Goma, le Festival Amani confirme ainsi sa vocation : porter un message de paix à l’échelle du pays, en s’appuyant sur la puissance fédératrice de la culture.