Par la Rédaction
La Représentante permanente adjointe de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies, l’ambassadrice Jocelyne Kabengele Lukundula, a appelé l’Organisation des Nations unies à jouer pleinement son rôle dans la défense et la consolidation de l’État de droit international, lors d’une intervention marquée par un plaidoyer en faveur du respect des principes fondamentaux du multilatéralisme et de la Charte des Nations unies.
Cette prise de parole est intervenue à l’occasion de la 10096ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue ce lundi 26 janvier 2026 à New York, consacrée à la promotion et au renforcement de l’État de droit dans le cadre des activités de maintien de la paix et de la sécurité internationales, à laquelle la République démocratique du Congo a officiellement pris part à travers sa représentation diplomatique.
Dans son intervention, l’ambassadrice a rappelé que, bien que la RDC soit un pays affecté par les conflits armés, elle demeure profondément attachée à la promotion de la paix et de la sécurité internationales fondées sur le respect de l’État de droit international. Elle a souligné qu’à 80 ans de l’adoption de la Charte des Nations unies, le Conseil de sécurité est appelé à une réflexion lucide à la fois sur les progrès accomplis et sur les défis persistants en matière de respect du droit entre les nations.
La diplomate congolaise a mis en garde contre l’érosion progressive du socle normatif international, qu’elle a présentée comme un facteur de fragilisation du multilatéralisme et de perte de confiance envers les institutions internationales. Selon elle, cette dynamique contribue à affaiblir la crédibilité de l’ordre juridique international et à accentuer les tensions entre les États.
Elle a également insisté sur le fait que les principes consacrés par la Charte, notamment le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et l’interdiction du recours à la force, continuent d’être régulièrement violés dans plusieurs régions du monde, compromettant ainsi la crédibilité du système international et la confiance mutuelle entre les nations.
À ce titre, la situation sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo a été évoquée comme une illustration concrète des défis auxquels fait face le système multilatéral lorsque les principes fondamentaux de la Charte ne sont pas pleinement respectés.
L’ambassadrice Jocelyne Kabengele Lukundula a par ailleurs rappelé l’engagement de la RDC dans les mécanismes régionaux de règlement pacifique des différends, sous l’égide de l’Union africaine et conformément au chapitre 8 de la Charte des Nations unies. Elle a toutefois reconnu que les résultats obtenus sur le terrain demeurent en deçà des attentes.
Elle a enfin insisté sur la nécessité d’une application effective des décisions du Conseil de sécurité, en particulier celles relatives au respect strict de l’intégrité territoriale et à la cessation de toute présence militaire étrangère non consentie, dans un contexte international marqué par la recrudescence des conflits armés, la montée de l’unilatéralisme et l’impact des crises globales.