Par Gloire Balolage
En marge des travaux du 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a rencontré le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres. Cette entrevue a constitué un moment d’échanges stratégiques autour des enjeux sécuritaires et diplomatiques majeurs qui concernent la RDC et la région des Grands Lacs.
Au cours de leurs discussions, les deux personnalités ont d’abord salué l’excellente coopération entre la RDC et l’ONU. Elles ont ensuite abordé l’état de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, mettant en lumière les défis persistants qui continuent d’affecter la stabilité régionale.
Le renforcement du multilatéralisme a également figuré au centre des échanges, tout comme le rôle stratégique de la RDC en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Président de la République a réaffirmé l’engagement de la RDC dans la consolidation des efforts de paix.
Il a insisté sur la nécessité de passer des exhortations aux actes concrets afin d’assurer le respect strict du droit international ainsi que des engagements pris dans le cadre des mécanismes régionaux et internationaux. Cette position traduit la volonté des autorités congolaises de voir les engagements diplomatiques se traduire en actions effectives sur le terrain.
Félix-Antoine Tshisekedi a également souligné l’urgence d’un appui technique crédible de la MONUSCO. Selon lui, cet appui est indispensable pour garantir l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, conformément à la résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette démarche vise à renforcer l’efficacité des dispositifs mis en place pour stabiliser la région.
De son côté, le Secrétaire général de l’ONU a assuré du soutien des Nations Unies dans la mise en œuvre de l’architecture de cessez-le-feu établie. Antonio Guterres a, en outre, salué l’entrée de la RDC au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que sa volonté de défendre un multilatéralisme juste et efficace. Une posture qu’il considère en adéquation avec les aspirations du continent africain à jouer un rôle central dans la gouvernance mondiale.
Pour les autorités congolaises, la présence de la RDC au Conseil de sécurité dépasse le cadre d’une ambition nationale. Elle s’inscrit dans une dynamique africaine axée sur la coopération et le dialogue, en vue d’une représentation plus forte et plus équitable de l’Afrique au sein des instances décisionnelles internationales.