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Forum de l’Alliance des civilisations : Félix Tshisekedi appelle la communauté internationale à rompre avec la banalisation de la guerre

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Le chef de l'Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la Tribune du Forum de l’Alliance des civilisations des Nations Unies, à Luanda, en Angola
Le chef de l'Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la Tribune du Forum de l’Alliance des civilisations des Nations Unies, à Luanda, en Angola

Par Don Benjamin Makolo

Prenant la parole ce jeudi 16 juillet 2026 à l'occasion du Forum de l'Alliance des civilisations des Nations Unies, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé un vibrant plaidoyer en faveur d'un engagement international plus ferme pour la paix, la justice et le respect du droit international. Devant les participants, le chef de l'État a dénoncé les conséquences de l'instrumentalisation des groupes armés, de l'impunité et de l'exploitation des ressources naturelles dans les conflits.

Dans son intervention, Félix Tshisekedi a estimé que "partout où les groupes armés deviennent des instruments de politique étrangère, la sécurité collective recule". Le président congolais a également souligné que "partout où l'impunité est tolérée, la violence se répète", avant d'ajouter que lorsque les ressources naturelles servent à alimenter la guerre plutôt qu'à financer le développement, "la paix devient fragile".

Poursuivant son discours, le chef de l'État a mis en garde contre la banalisation des souffrances des populations civiles.

"Nous devons refuser la banalisation de la guerre. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'indignation sans lendemain. Nous ne pouvons pas accepter les silences de convenance, ni compter les victimes pour mieux les oublier", a affirmé Félix Tshisekedi.

Il a en outre estimé que le droit international ne devait pas devenir "un langage cérémoniel dépourvu de portée réelle".

Le président de la République a rappelé que la paix ne pouvait se limiter à des déclarations de principe. Selon lui, elle "se protège par des actes, se consolide par la justice et se défend par la responsabilité". Lorsqu'elle est violée, a-t-il poursuivi, elle exige "des réponses claires, cohérentes et courageuses".

En conclusion, Félix Tshisekedi a plaidé pour un changement de regard sur le continent africain.

"L'Afrique a trop souvent été perçue comme un continent où l'on vient gérer les crises", a-t-il regretté, appelant la communauté internationale à privilégier des actions durables fondées sur la prévention des conflits, la justice et un partenariat respectueux avec les peuples africains.

Jeudi 16 juillet 2026 - 21:30