Par la Rédaction
La ministre d’État britannique au Développement international et de l’Afrique, Jennifer Chapman, a été reçue, mercredi 04 mars 2026, à Kinshasa, par le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Selon la présidence congolaise, cette rencontre a permis de réitérer le soutien du Royaume-Uni au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, encore victime d’agression rwandaise dans l’est du pays.
Au cours de l’entretien, la ministre britannique a insisté sur l’impérative nécessité de protéger la RDC contre toute ingérence étrangère et a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts visant le retour de la paix dans les provinces touchées par les violences.
L’ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, Alyson King, était également présente à cette rencontre qui s’est déroulée à la Cité de l’Union africaine.
Le Royaume-Uni a, de longue date, appelé au retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. En novembre dernier, Londres a exigé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies la mise en œuvre stricte de la Résolution 2773, qui condamne toute présence militaire rwandaise en RDC et en demande le retrait immédiat.
Cette résolution tarde cependant à être appliquée, plus d’une année après son adoption par le Conseil de sécurité. La situation dans l’est de la RDC reste critique, avec la coalition M23-AFC poursuivant ses attaques et semant la désolation parmi les populations locales.
Récemment, le Département du Trésor américain a annoncé des sanctions contre l’Armée rwandaise et quatre de ses hauts commandants, les accusant de soutenir le mouvement M23-AFC. Selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, ces sanctions visent à faire respecter de manière contraignante les engagements pris dans le cadre des accords de paix de Washington, signés le 4 décembre dernier entre la RDC et le Rwanda.
La diplomatie britannique réaffirme ainsi son rôle de soutien international à la RDC et son appel au respect du droit international. Londres appelle à une solution pacifique durable et insiste sur l’importance de renforcer les mécanismes de sécurité dans l’est du pays pour protéger les populations et restaurer la stabilité.