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Probable envoi des afghans alliés aux USA : une relocalisation controversée vers la RDC dénoncée comme un « plan de refus »

mer 22/04/2026 - 12:47
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Le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue des USA, Donald Trump
Le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue des USA, Donald Trump

Par Patrick Kitoko 

L’ONG américaine AfghanEvac a vivement critiqué, mardi 21 avril, un projet attribué à l’administration Trump visant à relocaliser 1 100 anciens alliés afghans de l’armée américaine en République Démocratique du Congo. L’organisation y voit une stratégie délibérée destinée à provoquer un refus, afin de justifier ensuite leur renvoi en Afghanistan.

Dans un communiqué, son président, Shawn VanDiver, a dénoncé un mécanisme « cynique ».

“ Ce n’est pas un plan de réinstallation. C’est un plan de refus”, a-t-il déclaré.

Selon lui, proposer à ces familles un transfert vers une zone de conflit active serait une manœuvre calculée. 

“ L’objectif est simple : anticiper leur refus, puis s’en servir comme argument public pour les renvoyer en Afghanistan ”, affirme-t-il, rappelant que les talibans ont déjà ciblé des individus liés aux forces américaines.

VanDiver a également contesté les propos du porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, qui évoquait des « options de réinstallation responsables et volontaires ». Pour le responsable associatif, ces termes relèvent davantage de la communication que de la réalité.

“Aucun de ces mots ne résiste à l’épreuve des faits ”, insiste-t-il.

AfghanEvac estime que la RDC ne constitue pas une option viable pour ces réfugiés. L’ONG souligne que le pays est confronté à un conflit armé actif impliquant le Rwanda, qu’il accueille déjà plus de 600 000 réfugiés, et que plusieurs camps sur son territoire ont été la cible d’attaques. À cela s’ajoutent l’absence de diaspora afghane, de garanties juridiques solides pour les réfugiés et de confirmation officielle d’un accord d’accueil par les autorités congolaises.

“ On ne transfère pas des alliés de guerre, dont les antécédents ont été rigoureusement vérifiés, y compris plus de 400 enfants, vers un pays en pleine instabilité ”, a insisté VanDiver, estimant que cette situation serait non seulement dangereuse, mais intentionnelle.

L’ONG résume sa position par une formule percutante : « On ne résout pas la première crise de réfugiés au monde en la déversant dans la deuxième. »

AfghanEvac rappelle par ailleurs que plus de 190 000 Afghans ayant soutenu l’effort militaire américain ont déjà été légalement réinstallés aux États-Unis, dans le cadre de procédures de vérification strictes. Selon l’organisation, les 1 100 personnes concernées par ce projet ont été soumises aux mêmes contrôles, et nombre d’entre elles ont déjà reçu une approbation.

“ Rien dans la législation américaine n’empêche leur accueil sur le sol américain ”, a souligné VanDiver, appelant les autorités à honorer leurs engagements envers ces anciens alliés.

En conclusion, l’ONG affiche sa détermination à faire échouer ce projet controversé.

Mercredi 22 avril 2026 - 12:47