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Cinéma: Jean Paul Belmondo s’en est allé

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Jean-Paul Belmondo, acteur et producteur de cinéma français lors d'une expositions à Paris [ photo d'archives]
Jean-Paul Belmondo, acteur et producteur de cinéma français lors d'une expositions à Paris [ photo d'archives]

Par la rédaction

L’as des as du cinéma français, Jean Paul Belmondo est décédé, le lundi 06 septembre à son domicile parisien.

Âgé de 88 ans, “Il était fatigué depuis quelques temps. Il s’est éteint tranquillement” a dit son avocat, Me Michel Godest à l’AFP.

Né le 9 avril 1933 dans la très cossue Neuilly-sur-Seine, Jean Paul Belmondo a grandi au sein d’une famille d’artistes.

Son père, Paul Belmondo, sculpteur reconnu, et sa mère, Sarah Rainaud-Richard, artiste-peintre, peinent toutefois à intéresser leur fils aux choses de l’art.

Quant aux études, il n’a en fait d’yeux que pour le sport, la boxe en particulier qu’il pratique assidûment. Envoyé à l’âge de 16 ans en Auvergne pour guérir une infection pulmonaire, il prend la décision de se consacrer au théâtre.

Après quatre années passées au Conservatoire aux côtés, entre autres, de Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle ou encore Bruno Cremer, Jean-Paul Belmondo débute une carrière sur les planches. Puis commence à obtenir de petits rôles au cinéma. Jean-Luc Godard le repère et le fait tourner dans un court-métrage avant de lui offrir son premier grand rôle, celui du voyou Michel Poiccard dans "À bout de souffle". Le film est un succès critique et public. C’est la consécration.

En 1962, le réalisateur Henri Verneuil s’attache ses services pour affronter la légende Jean Gabin dans "Un singe en hiver", adaptation devenue culte d’un roman d’Antoine Blondin. Sept ans plus tard, c’est aux côtés de Bourvil qu’il interprète un brigand à la petite semaine dans ce qui restera comme son plus grand succès au box-office, "Le Cerveau", de Gérard Oury (plus de 5,5 millions d’entrées).

Pendant des années, Jean-Paul Belmondo alterne films populaires et œuvres d’auteur. Quitte à semer la confusion auprès du grand public. Ainsi, en 1969, les spectateurs habitués à ses rôles de jeune premier un peu voyou boudent "La Sirène du Mississipi", drame de François Truffaut dans lequel il incarne un mari maltraité par son épouse (Catherine Deneuve).

Conscients que son seul nom sur une affiche peut attirer des millions de spectateurs, producteurs et réalisateurs lui écrivent des rôles à sa mesure. "Bébel", comme on l’appelle alors, accumule les rôles-titres dans des films mêlant comédie et action. Il est tour à tour "L’Alpagueur", "L’As des as", "Le Professionnel", "Le Marginal", "Le Guignolo"….

Après s’être blessé en exécutant une cascade sur le tournage de "Hold-up", Belmondo abandonne progressivement les plateaux de cinéma pour les théâtres, où il campe des personnages mythiques du répertoire français, tel Cyrano de Bergerac dans le costume duquel il partira en tournée internationale. En 1988, alors qu’il fête ses 30 ans de carrière, Jean-Paul Belmondo reçoit le César du meilleur acteur pour son rôle dans "Itinéraire d’un enfant gâté".

À partir des années 2000, ses ennuis de santé l’éloignent peu à peu de son métier d’acteur.

Régulièrement, il retrouve toutefois la scène. Non pas pour y jouer mais pour y être honoré. Comme en 2011 au Festival de Cannes où il se voit décerner une Palme d’honneur. Ou en 2013 au Festival Lumière de Lyon où quelque 4 500 personnes l’acclament lors d’une cérémonie d’hommage.

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Lundi 6 septembre 2021 - 20:46