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Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC plaide pour une riposte internationale contre le pillage de ses minerais

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La RDC préside le Conseil de sécurité de l’ONU [photo d'illustration]
La RDC préside le Conseil de sécurité de l’ONU [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

La République démocratique du Congo a organisé, ce lundi 13 juillet 2026, à New York, une réunion de haut niveau sous la formule « Arria » du Conseil de sécurité des Nations unies. Présidée par la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, cette rencontre visait à renforcer la réflexion internationale sur le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés et à promouvoir leur exploitation comme facteur de paix et de développement.

Cette initiative intervient dans un contexte où l'exploitation illicite des ressources minières continue d'alimenter l'insécurité dans la région des Grands Lacs, en particulier dans l'est de la RDC. Kinshasa entend ainsi encourager une approche internationale plus coordonnée afin de lutter contre les réseaux de contrebande qui financent les groupes armés.

Selon des données présentées devant le Conseil de sécurité par le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), près de 98 % de l'or produit en République démocratique du Congo ne serait pas déclaré. Cette situation prive l'État de recettes importantes tout en favorisant les circuits de blanchiment d'argent et le financement des groupes armés opérant dans la région.

La question du coltan exploité à Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, figure également parmi les principaux sujets de préoccupation. Selon des déclarations de la représentation française auprès des Nations unies, le M23-AFC contrôlerait une part importante de la production issue de ce site stratégique, estimée entre 15 et 30 % de la production mondiale de coltan.

Pour Kinshasa, cette situation met en évidence les limites des mécanismes actuels de traçabilité des minerais et souligne la nécessité de renforcer les contrôles au sein des chaînes d'approvisionnement internationales.

À travers cette réunion, la RDC ne plaide pas uniquement pour un renforcement des sanctions. Elle souhaite avant tout qu'un diagnostic partagé soit établi sur les insuffisances des mécanismes internationaux existants dans la lutte contre l'exploitation illicite des ressources naturelles en contexte de conflit.

Les conclusions des échanges devraient alimenter le débat de haut niveau que présidera le président Félix-Antoine Tshisekedi le 22 juillet prochain au Conseil de sécurité.

À plus long terme, Kinshasa ambitionne de faire évoluer l'approche des Nations unies en s'inspirant notamment des résolutions 2417, relative au lien entre conflits et insécurité alimentaire, et 2457, consacrée à la coopération pour faire taire les armes en Afrique. L'objectif est d'intégrer durablement la lutte contre le pillage des ressources naturelles dans les mécanismes de prévention et de règlement des conflits portés par le Conseil de sécurité.

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Lundi 13 juillet 2026 - 21:35