Par Grevisse Tekilazaya
La question des violences xénophobes en Afrique du Sud figurait parmi les points abordés lors de la rencontre, ce jeudi 2 juillet, entre le président Félix-Antoine Tshisekedi et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa. Le président de la République a invité son homologue à privilégier une approche équilibrée, conforme aux valeurs de solidarité africaine.
S’exprimant lors d’un point de presse devant plusieurs personnalités, le président Tshisekedi a reconnu à tout pays le droit souverain d’organiser, dans le respect du droit international, la gestion de son territoire, de ses frontières et de sa politique migratoire. Félix Tshisekedi a déclaré faire confiance aux autorités sud-africaines.
« Nous demeurons convaincus que ces questions doivent être traitées avec humanité, retenue et dans le respect de la dignité de toutes les personnes concernées. À cet égard, nous faisons confiance aux autorités sud-africaines pour privilégier une approche plus équilibrée, conforme aux valeurs de solidarité africaine, afin qu’une issue heureuse et apaisée, respectueuse des droits fondamentaux, puisse être trouvée », a-t-il déclaré.
Ces déclarations interviennent dans un contexte régional tendu. L’Afrique du Sud avait récemment répondu aux accusations de xénophobie, après une série de manifestations anti-migrants ces dernières semaines. Le Nigeria et le Ghana avaient déjà exprimé leurs inquiétudes face à ces développements.