Conflit dans l’Est de la RDC : les États-Unis menacent Kinshasa et Kigali de nouvelles sanctions pour non-respect des accords de paix

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Le conseiller principal du président américain pour l'Afrique Massad Boulos [photo d'illustration]
Le conseiller principal du président américain pour l'Afrique Massad Boulos [photo d'illustration]

Par la Rédaction

Les États-Unis ont haussé le ton concernant la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo, en adressant un avertissement simultané à Kinshasa et à Kigali. Dans une déclaration, Washington prévient que de nouvelles sanctions pourraient être prises si les engagements attendus ne sont pas respectés par les deux parties.

Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le conseiller principal du président américain pour l'Afrique, Massad Boulos, a dressé un constat sévère de la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des accords de paix. Il a insisté sur la nécessité d'une application rapide et effective des mesures convenues entre les acteurs concernés.

Selon Massad Boulos, la République démocratique du Congo n'a pas encore neutralisé les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les zones sous son contrôle. Dans le même temps, il a accusé le Rwanda de ne pas avoir retiré ses Forces de défense rwandaises ni cessé son soutien au M23, estimant que ces retards ne sont plus tolérables.

Face à cette situation, Washington estime que toute inaction ou obstruction de l'une ou l'autre des parties entraînera inévitablement de nouvelles mesures de responsabilisation. L'administration américaine entend ainsi accroître la pression diplomatique afin d'accélérer la mise en œuvre des engagements pris.

Pour étayer cette position, Massad Boulos a rappelé les sanctions déjà imposées en mars contre les Forces de défense rwandaises pour leur soutien présumé au M23. Il a également évoqué les sanctions annoncées récemment contre un réseau impliqué dans le trafic illicite de minerais congolais vers le Rwanda.

Il a insisté sur la nécessité de privilégier les mécanismes de paix déjà établis, appelant les deux parties à renoncer à toute logique militaire. Selon lui, seule une mise en œuvre intégrale des accords permettra une stabilisation durable de la région.

Enfin, Washington a réaffirmé sa position : Kinshasa et Kigali doivent s'engager pleinement dans les cadres de paix existants. À défaut, de nouvelles sanctions pourraient être appliquées afin de faire respecter les engagements pris en faveur de la stabilité dans l'est de la RDC.

Samedi 27 juin 2026 - 08:46