Par Gloire Balolage
Les cours des principales matières premières exportées par la République démocratique du Congo ont enregistré des évolutions contrastées au début du mois de juillet 2026. Si le prix du pétrole brut a reculé sur les marchés internationaux, ceux du cuivre, de l’or et de plusieurs produits agricoles ont poursuivi leur progression, selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo - BCC.
D’après ce document, le prix du baril de pétrole s’est établi à 71,8 dollars américains au 2 juillet 2026, contre 75,5 dollars la semaine précédente, soit une baisse hebdomadaire de 4,9 %. La Banque centrale du Congo explique cette évolution par l’apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient ainsi que par les anticipations d’une augmentation de l’offre mondiale de pétrole. Malgré ce recul hebdomadaire, le prix du Brent demeure en hausse de 17,9 % par rapport à fin décembre 2025 et de 7,9 % en glissement annuel.
En revanche, le cuivre a enregistré une légère progression. Son cours s’est établi à 13 318,13 dollars la tonne, en hausse de 0,1 % par rapport au 25 juin 2026. Selon la BCC, cette évolution s’explique par les tensions persistantes sur l’offre mondiale, dans un contexte marqué par le renforcement de la production industrielle en Chine. Comparativement à fin décembre 2025, le cuivre affiche une hausse de 6,2 %, tandis que sa progression atteint 34,6 % sur un an.
Le marché de l’or a également poursuivi sa tendance haussière. L’once s’est négociée à 4 115,2 dollars, enregistrant une augmentation de 2,7 % par rapport à la semaine précédente. La Banque centrale attribue cette évolution à l’affaiblissement du dollar américain ainsi qu’au maintien d’un climat d’incertitude géopolitique, qui soutient la demande d’actifs considérés comme des valeurs refuges. Toutefois, son cours reste inférieur de 4,9 % à celui de fin décembre 2025, tout en affichant une progression annuelle de 25,2 %.
La note de conjoncture met également en évidence une hausse des prix de plusieurs produits agricoles. Le riz, le blé et le maïs se sont négociés respectivement à 300,7 dollars, 220,5 dollars et 162,3 dollars la tonne. Par rapport au 25 juin 2026, leurs prix ont progressé de 1,5 % pour le riz, de 0,1 % pour le blé et de 6,6 % pour le maïs.
Selon la BCC, cette augmentation est principalement liée aux conditions climatiques défavorables qui ont affecté les récoltes dans l’hémisphère Nord ainsi qu’aux restrictions à l’exportation décidées par certains grands pays producteurs. Comparés à fin décembre 2025, les prix du riz, du blé et du maïs affichent des hausses respectives de 37,2 %, 18,4 % et 0,1 %, tandis qu’en glissement annuel, ils progressent de 2,4 %, 11,8 % et 8,6 %.
La Banque centrale du Congo souligne enfin que les marchés agricoles internationaux restent marqués par une forte volatilité depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et les perturbations observées dans le détroit d’Ormuz. Cette situation continue d’alimenter la hausse de l’indice des prix alimentaires de la FAO, portée notamment par l’augmentation des coûts des engrais, dont une part importante transite par cette région stratégique, ainsi que par le renchérissement des carburants.