Par Denise Kyalwahi
Les jeunes sont appelés à jouer un rôle accru dans la coopération autour des ressources en eau du bassin du Nil, notamment en portant les préoccupations des communautés auprès des instances décisionnelles. C’est le message de Mme Hayat, docteure et spécialiste de l’eau à l’Université d’Éthiopie, lors d’un atelier de la Regional Nile Youth Platform consacré à la paix et à la coopération transfrontalière.
Au cours de son exposé sur la diplomatie de l’eau et le changement climatique, elle a souligné l’importance de renforcer les capacités des jeunes afin qu’ils contribuent à la prévention des tensions et à la recherche de solutions communes.
Répartis en groupes de travail, les participants ont proposé des formations au plaidoyer et à la négociation, des projets collectifs ainsi que des dialogues entre les jeunes et les communautés. Ils ont également insisté sur la nécessité de recueillir les préoccupations des populations locales et de les transmettre aux acteurs de la coopération régionale.
Les défis liés à l’eau, notamment les inondations, la sécheresse et la pollution, dépassent les frontières nationales et nécessitent une réponse concertée.
À travers le message « Un Nil, une voix de la jeunesse », les participants souhaitent faire des jeunes des acteurs de rapprochement entre les pays riverains et promouvoir une gestion de l’eau fondée sur la confiance, l’inclusion et la coopération.