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RDC : le Groupe de contact international appelle au dialogue inclusif

ven 30/10/2026 - 19:46
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Les représentants des pays membres du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI)
Les représentants des pays membres du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI)

Par la Rédaction

Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) hausse le ton face aux tensions politiques et à la dégradation persistante de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. Dans une déclaration conjointe publiée ce vendredi 30 octobre, ses membres ont rejeté catégoriquement le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques, en mettant notamment en garde contre les orientations défendues par le Front pour la refondation de la nation (FRN), récemment créé par Joseph Kabila.

Présidé par la France et composé notamment de l'Allemagne, de la Belgique, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l'Union européenne, le GCI appelle les différentes parties prenantes à respecter l'État de droit et la Constitution congolaise. Il réaffirme également son attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la RDC.

Au regard des tensions politiques actuelles, le groupe insiste sur la nécessité d'un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, impliquant les principales parties prenantes du pays. Pour ses membres, les divergences politiques et les revendications ne peuvent trouver de solution par des moyens militaires, tandis que la protection des droits fondamentaux demeure indispensable à l'exercice libre des activités politiques et citoyennes.

Sur le plan sécuritaire, le GCI exprime sa profonde préoccupation face à la poursuite des affrontements dans l'est du pays et aux conséquences sur les populations civiles. Il appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu convenu à Doha le 19 juillet 2025. Le groupe attire également l'attention sur l'utilisation croissante des drones dans les opérations militaires, estimant que ces équipements font peser de graves risques sur les civils et les travailleurs humanitaires.

Dans sa déclaration, le GCI rappelle aussi les exigences de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci appelle notamment les forces de défense rwandaises à mettre fin à leur soutien au M23 et à se retirer du territoire congolais sans condition, tout en exigeant le démantèlement des administrations parallèles et la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Concernant ce dernier point, les membres du groupe encouragent le gouvernement congolais à présenter un plan d'action clair, assorti d'un calendrier précis, pour accélérer la mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des FDLR.

Par ailleurs, face à l'aggravation des besoins humanitaires et à l'épidémie d'Ebola, le GCI appelle les parties au conflit et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire. Il exige également que les organisations humanitaires puissent accéder aux populations affectées dans des conditions de sécurité, sans entrave et sans restriction.

Enfin, le groupe réaffirme son soutien aux initiatives de médiation, notamment celles conduites sous l'égide de l'Union africaine et dirigées par le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé. Il encourage les parties aux accords de Washington et au cadre de Doha à honorer leurs engagements de bonne foi afin de parvenir à un règlement durable et pacifique du conflit.

Vendredi 30 octobre 2026 - 19:46