Par Patrick Kitoko
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de l’explosion survenue à Goma, dans la province du Nord-Kivu, ayant causé la mort de trois personnes, dont la ressortissante française et humanitaire Karine Buisset.
Selon les premières informations communiquées par des sources humanitaires et onusiennes, les victimes comprennent Karine Buisset, un élément du groupe armé M23 ainsi qu’un agent de sécurité privée. Les circonstances exactes de l’incident restent encore à déterminer.
Face à cette situation, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux a instruit l’auditeur général près les FARDC -Forces Armées de la République Démocratique du Congo- d’ouvrir sans délai une enquête judiciaire. Celle-ci devra établir les faits, déterminer les responsabilités éventuelles et engager, si nécessaire, les poursuites prévues par la loi.
Dans son communiqué, le Gouvernement congolais, par l'entremise du ministère de la communication, a également appelé à une coopération internationale étroite, afin de faire toute la lumière sur cette explosion. Les autorités ont notamment sollicité la collaboration des autorités françaises, des Nations Unies, ainsi que des organisations internationales compétentes, afin de garantir une enquête complète, impartiale et transparente.
Enfin, la République Démocratique du Congo a réaffirmé sa détermination à lutter contre l’impunité. Les autorités assurent que toute violation du droit commise dans le cadre du conflit armé dans la partie orientale du pays fera l’objet d’une réponse judiciaire appropriée.
Cette enquête intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la province du Nord-Kivu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés, notamment le M23-AFC, continuent d’alimenter l’instabilité.