Par Gloire Balolage
Le commandement des opérations Ngemba, par la voix de son porte-parole, le Capitaine Antony Mualushayi, a rejeté les accusations d’arrestations arbitraires et de tortures portées contre des éléments du bataillon Cobra Royale déployés à Bolobo. Dans un communiqué rendu public, ce vendredi 8 mai 2026, il est indiqué que ces militaires sont mis en cause dans plusieurs déclarations publiques et médiatiques concernant leurs interventions dans le territoire de Mushi.
Selon le document, le commandement des opérations Ngemba informe l’opinion publique que les accusations relayées notamment par le député Bonzeke devant la représentation nationale et reprises dans les médias ne correspondent pas aux faits tels qu’ils ont été constatés sur le terrain.
L’Armée affirme que les militaires du bataillon Cobra Royale n’ont procédé à aucune arrestation arbitraire ni commis d’actes de torture contre des civils dans le territoire de Mushi, contrairement aux allégations avancées dans l’espace public.
Le communiqué précise que les personnes interpellées sont Memoni Alexis, alias « Mobutu », et Mpia Fiston, alias « Jeep de Rando ». Elles sont présentées comme des auteurs présumés de plusieurs actes de banditisme dans la zone, et auraient été arrêtées dans le cadre des opérations de sécurisation menées par les forces armées.
Le commandement ajoute que les deux individus sont des membres de la famille du député Bonzeke. Il est également indiqué que leur interpellation s’est inscrite dans le cadre des actions militaires visant à lutter contre l’insécurité dans cette partie du territoire.
Toujours selon le communiqué, Micheline Mpiba, ancienne administratrice du territoire de Mushi, serait intervenue, afin de solliciter leur libération, évoquant un arrangement à l’amiable avec les victimes présumées. Les deux suspects auraient ainsi été relâchés le jour même de leur arrestation.
Enfin, le commandement des opérations Ngemba déplore les accusations portées sans éléments de preuve contre les éléments du bataillon Cobra Royale. Il annonce l’envoi d’une équipe militaire sur le terrain pour faire la lumière sur les faits et établir les responsabilités éventuelles, tout en réaffirmant que toute personne impliquée dans des actes contraires à la loi devra répondre de ses actes devant la justice.
L’Armée réitère, par ailleurs, son engagement dans la lutte contre l’insécurité et la poursuite de la collaboration avec la population civile.