RAM: Ngoyi Kasanji se range contre Kibassa: "ça sent très mal... il doit supprimer carrément cette histoire"

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Le député Ngoyi Kasanji, ancien gouverneur du Kasaï
Le député Ngoyi Kasanji, ancien gouverneur du Kasaï

Par G.T

Les réactions continuent de fuser de toute part au sujet du dossier RAM (Registre des Appareils mobiles). D'un ton taquin mais ferme, Alphonse Ngoyi Kasanji, membre de l'Union sacrée de la nation, lance un tweet qui dévoile clairement son opposition vis-à-vis de cette "taxe" controversée.

"La reine de Mutuashi disait: Bibenga, mbi benga, wewa mu forcer bidi bitshibuka. Ça sent très mal cette affaire de RAM, l’homme de la base doit lever l’option dans le sens d’écouter la voix du peuple qui est celle de Dieu en supprimant carrément cette histoire bua tuikishaku’s", a tweeté le gouverneur honoraire du Kasaï Oriental, rejoignant ainsi le camp de ces milliers de Congolais qui ne jurent que par la suppression du RAM.

Au cœur de l'actualité en RDC, le RAM rencontre une farouche opposition tant de la part de la population que des députés. Ces derniers ont donné des migraines au ministre des PT-NTIC Augustin Kibassa Maliba lors de son audition à l'Hémicycle au sujet du RAM.

Jetant l'huile sur un feu qui prend déjà des proportions inquiétantes, l'Observatoire de la dépense publique (ODEP) a, dans un rapport rendu public mercredi 6 octobre, révélé que 266 millions des recettes collectées dans le cadre de RAM sont gérés en toute opacité. Le rapport affirme en outre que 40% des recettes revenant à l'État ne sont pas retracés dans le budget 2021 et 2022.

La publication de ce rapport est intervenue le même jour que le report, à une date ultérieure, de la seconde audition du ministre Kibassa Maliba, initialement prévue le mercredi dernier. L'annonce de ce deuxième report a provoqué une levée des boucliers aussi bien dans l'opinion qu'au sein de la classe politique congolaise. Le patron des PT-NTIC est très attendu par les députés pour apporter des réponses à leurs questions. Certains s'en vont jusqu'à exiger non seulement la suppression du RAM mais aussi la démission du ministre, accusé "d'escroquerie".

Jeudi 7 octobre 2021 - 10:23