Kinshasa: procès en flagrance ce vendredi des policiers “Udjana”, bourreaux de Junior Nembalemba

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Un policier UDJANA menaçant le député provincial Junior Nembalemba
Un policier UDJANA menaçant le député provincial Junior Nembalemba

Par Stella Ungaro

La réaction a été saluée par tous au lendemain du forfait commis sur le député provincial Junior Nembalemba par quelques éléments de la Police nationale Congolaise (PNC), de l'unité GMI, communément appelés Ujana".

Ces éléments, sous la conduite, d'un certain lieutenant Mazo, ont pris à partie cet élu du peuple hier mercredi 23 février 2022.

24 heures plus tard, une plainte a été déposée à l'Auditorat général des FARDC à charge du lieutenant Mazo, commandant du sous-ciat, et consorts, pour menaces, outrages, coups et blessures volontaires, arrestation arbitraire et détention illégale.

Consécutivement à cette plainte, un procès en flagrance est programmé pour ce vendredi 25 février 2022.

Le Président de l'Assemblée provinciale, Gode Mpoy, remercie l'auditeur général pour l'initiative de ce procès en flagrance.

"Si nous voulons changer ce pays, nous devons apprendre tous à être disciplinés, et surtout qu'il n'était pas en villégiature, il n'était pas non plus en vadrouille, il était en pleines vacances parlementaires, comme vous le savez, nous faisons la collecte des préoccupations de la population. Le député est soucieux des difficultés de la population. Lorsqu'on l'a vu entrain de filmer les érosions, il a été interpellé avec toute la brutalité. Nous espérons qu'avec les procédures judiciaires, avant lundi, il y aura un procès en flagrance", confie Mpoy.

Le président de l'APK souhaite que ce procès serve de jurisprudence pour ceux qui tenteront de commettre de tels actes à l'égard d'autres députés en vacances parlementaires.

Junior Nembalemba s'était fait sauvagement agressé le mercredi 23 février dans sa circonscription électorale de Kimbanseke par le lieutenant Mazo, commandant du Sous-ciat et une cohorte d'éléments de la PNC de l'unité GMI communément appelé Ujana. Pourtant, il communiait avec sa base dans le contexte des vacances parlementaires.

Des actes répréhensibles allant jusqu'à arrêter celui qui incarne la 3ème personnalité de l'Assemblée provinciale, violant sans foi ni loi ses immunités parlementaires. Son péché, c'est d'avoir accepté d'être humilié en face de ses bourreaux pour éviter une escalade des violences alors qu'il pensait que ces éléments étaient venus pour le sécuriser.

Jeudi 24 février 2022 - 20:09