Par Stella Ungaro
En séjour en Espagne, le ministre des Postes, Télécommunications, Nouvelles Technologies de l'information et de la Communication (PTNTIC), Augustin Kibassa Maliba a participé du 28 Février au au 03 mars, au programme ministériel de la GSM Association (GSMA) pour l’amélioration de la connectivité, l’accessibilité et la formation des jeunes.
Au cours des 4 journées riches en échange dans le cadre du programme ministériel, des discussions constructives ont été lancées par la Directrice de la région Afrique GSMA pour trouver des solutions aux problèmes de connectivité ; d’accessibilité et d’éducation des jeunes en Afrique.
Pour la Cellule de Presse des PTNTIC qui livre cette information, les représentants des différents pays africains présents n’ont pas manqué de parler des difficultés qu’ils rencontrent. Ils ont également proposé des solutions.
Par ailleurs, les ministres, régulateurs, et opérateurs présents à ces assises ont partagé leurs expériences pour trouver des solutions aux problèmes liés à la connectivité en présence des délégués de la GSMA et de la Banque mondiale.
Sur la question de l’éducation, des propositions importantes ont été formulées pour la facilitation de l’apprentissage.
« Nous parlons de connectivité mais nous savons tous que la meilleure formation ne se trouve pas sur internet. On propose que les formations soient mises dans une base des données mise en place par la GSMA, l’UIT (l’union internationale des télécommunications) et par la banque mondiale qui permettront à tous les centres de formations d’acquérir un certain niveau de base. La question est de savoir, comment réintégrer ces jeunes dans les métiers comme les développements, la création, les medias, les innovations. Nous devons apporter des formations à des contenus réellement adaptés pour ces problèmes », a souhaité un des intervenants.
Par rapport à l’accessibilité, note la même Cellule de Presse, il a été souligné la nécessité de prendre en compte plusieurs aspects qui sont liés à la politique, au niveau technique, économique et social.
« Quand on parle de connectivité et d’accessibilité, sur le plan règlementaire et au niveau de la régulation, il y a des acteurs qui sont plus chargés du développement des infrastructures, comme les opérateurs des télécommunications étant donné que c’est leur métier et leur rôle par rapport aux obligations qui sont liées à leur cahier de charges. Ils ont besoin d’apporter une certaine connectivité dans le territoire mais ils ont besoin d’être accompagnés par la règlementation. Le régulateur doit avoir des mécanismes qui permettent que la connectivité soit réelle dans certaines zones au niveau du territoire, notamment les zones rurales par rapport aux zones urbaines où il y a plus de rentabilités ».
Il a été proposé, au sujet de l’accessibilité notamment, de peaufiner des stratégies de mise en place qui poussent certains constructeurs à installer les usines, à mettre en place les outils qui sont développés pour les marchés africains avec des coûts abordables qui permettraient réellement de baisser les prix.
Il sied de noter que des expériences ont été partagées par rapport à cette question de la connectivité entre différents participants.
L’operateur MTN a soutenu que « tout le monde mérite le bénéfice d’une vie connectée, et en tant que citoyen d’un pays, l’opérateur a placé des câbles sous-marin et appuie le gouvernement dans la fourniture des services de qualité et s’efforce ainsi de réduire la fracture numérique pour faire développer l’inclusion numérique et financière.
Partant des experiences de certains pays comme le Sénégal, ce dernier a mis en place un système qui a permis d’identifier plus de 10000 zones. Cela a permis d’organiser l’ensemble de l’écosystème pour trouver des solutions appropriées et adaptées par rapport aux objectifs attendus. Il y a eu des contraintes ou des freins aux déploiements de ces infrastructures dans le cadre d’une connectivité qui se doit un peu plus étendue ».
S'agissant des recommandations, il a été souhaité que les problèmes en Afrique soient abordés différemment et séparément sur plusieurs facteurs avec des bases et des seuils d’accessibilité qui permettront d’évaluer le travail. Les participants ont recommandé que la banque mondiale contribue à la formation d’un certain nombre d’habitants à un certain niveau sur le domaine des TIC ou de l’informatique.
Il y a des pays qui « possèdent de bonnes infrastructures, d’autres ont des infrastructures mais ont un problème d’éducation au niveau de la formation ».
Pour les pays qui sont déjà avancés, il faut d’autres types de formation qui doivent se répercuter sur toute l’Afrique. Le problème doit également être abordé palier par palier, et par zone.
Après ces échanges d’experiences et d’idées, il a été retenu que le comité directeur de la GSMA et la Banque mondiale travailleront ensemble pour traiter le cas de chaque pays.
La GSM Association, est une association d’opérateurs mobiles qui représente près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobiles dans le monde, ainsi que plus de 350 entreprises de l’écosystème de la téléphonie mobile au sens large. Elle inclut aussi 200 fabricants et autres industriels du secteur, travaillant sur les normes de réseau mobile.
Ensemble, ces acteurs ont un grand impact dans l’économie : ils totalisent 5,2 milliards de clients mobiles, 30 millions d’emplois.
Elle exerce une forte influence en raison de son secteur d’activités et de son poids économique.
Son objectif est de favoriser l’accès de chacun au développement économique et social