Réclamation des paiements indus à la SCTP : l'ACAJ fustige la convocation d'une réunion, ce lundi, de tous les administrateurs du Portefeuille sur le dossier des sociétés AGEMI et IMD

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Me Georges Kapiamba lors d'un point de presse, samedi 05 mars à Kinshasa
Me Georges Kapiamba, président national de l'ACAJ, lors d'un point de presse, samedi 05 mars à Kinshasa

Par G.T

L' Association Congolaise pour l'accès à la justice (ACAJ) est alertée sur la convocation, ce lundi 5 décembre, d’une réunion de tous les administrateurs au Ministère du Portefeuille sur le dossier des sociétés AGEMI et IMD réclamant à la SCTP des paiements indus pourtant déjà dénoncés par l’IGF.

Dans un communiqué parvenu à votre rédaction, l'ONG ACAJ se dit vivement préoccupée par "l’attitude du conseil d’administration qui ne se soucie guère des difficultés financières et opérationnelles de la société. En lieu et place, il ne cesse de faire pression sur la Direction générale de la SCTP pour obtenir le paiement urgent de +/- USD 43 millions à AGEMI et +/- USD 7 millions à IMD."

D'après l'ACAJ, cette insouciance risque d’hypothéquer irrémédiablement la relance de la SCTP confrontée notamment aux défis, non seulement de la paie, mais également du règlement de jetons de présence consécutifs à la convocation fréquente et injustifiée des réunions du conseil d’administration, parfois 4 en un mois !"

Et Me Georges Kapiamba d'ajouter : "Dans une société en quasi-faillite, il est incompréhensible que chaque administrateur touche au titre de jeton de présence USD. 8.200 par réunion ; et que chaque réunion entraine des débours de +/- USD 120.000". 

L’ACAJ en appelle à l’Etat Congolais, Actionnaire Unique de la SCTP, pour mettre un terme à cette saignée financière dont les soubassements sont en désharmonie, d’une part avec la politique du « Peuple d’abord » et, d’autre part contrarient les efforts de relance de cette société dont l’impact sur le développement social et économique de la RDC n’est plus à démontrer.