Par Edmond Izuba
Le VPM à l’Economie nationale, Vital Kamerhe, est revenu, lundi lors du briefing presse, sur la polémique autour de la mission gouvernementale conduite sous son aile en Zambie et en Afrique du Sud début mai dernier.
Cette mission a provoqué un tollé après que l'ordre de mission, signé par le Premier ministre Sama Lukonde, a fuité sur la toile. Selon ce document, 9 ministres ont été dépêchés dans ces deux pays de l'Afrique australe pour s'enquérir de la situation à la base de la pénurie de maïs dans les régions du Kasaï et du Katanga.
Faux, a rétorqué VK lundi devant la presse, soulignant que seuls 3 ministres l'ont accompagné en Zambie et en Afrique du Sud pour cette mission. Il s'agit des ministres du Commerce extérieur, de l’Industrie ainsi que des Petites et moyennes entreprises.
« Ces choix étaient justifiés par le fait qu'il s'agissait d'échanges entre Etats, de s'inspirer de l'exemple sud-africain dans la transformation de maïs ou encore du rôle des petites et moyennes entreprises dans le secteur privé », a expliqué Kamerhe, non sans ajouter que le gouvernement a délibérément laissé se développer des spéculations sur le nombre exact des ministres ayant fait partie de cette délégation.
Et, cette délégation n'est pas rentrée bredouille au pays. Selon le VPM à l’Economie nationale, Vital Kamerhe, Lusaka a pris deux décisions qui entravaient les exportations de maïs en RDC.
La première a porté sur la levée de l'interdiction d'exportation de maïs à destination de la RDC.
« Selon les explications (des autorités zambiennes, ndlr), l’Ethiopie, le Sud Soudan, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et le Malawi ont acheté toute la farine qui était destinée à la RDC », a rapporté Vital Kamerhe, avant d'évoquer la seconde décision : le retrait de la suspension du droit de transit des maïs de farine vers la RDC.
« Nous achetions la farine en Tanzanie, le droit de transit en Zambie était supprimé. Que nous achetions en Afrique du Sud, on ne pouvait pas passer par le territoire Zambien », a-t-il souligné.
La plus grande retombée de cette mission est, sans nul doute, « l'arrivée prochaine de 200.000 tonnes de maïs en provenance de Lusaka ».
Voici que la mission conduite par Vital Kamerhe, aura été non seulement bénéfique mais aussi salvatrice pour les populations congolaises dont le cours de la vie n'est plus le même depuis que cet aliment de base, qu'est le maïs, est devenu une denrée rare.