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Loi sur la répartition des sièges : dans un contexte de «fraude, d'amateurisme, d'absence d'audit externe crédible le rendant non fiable !» (Députés FCC)

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Les députés FCC à la sortie de la salle de plénière en train de lire leur déclaration
Les députés FCC à la sortie de la salle de plénière en train de lire leur déclaration

Par Fadi Lendo

Les députés nationaux, membres du Front Commun pour le Congo (FCC) décident de boycotter l'examen du projet de loi de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) sur la répartition des sièges.

Ces élus nationaux du FCC réunis ce lundi 29 mai pour examiner la situation générale de la République Démocratique du Congo, disent constater malheureusement que l'enrôlement des électeurs qui aboutit à un projet de loi sur la répartition des sièges que l'assemblée nationale examine ce jour, s'est déroulée dans un contexte de fraude, l'amateurisme, et d'absence criante d'un audit externe crédible le rendant non fiable décrié par tous. 

" En effet, la cartographie électorale, la distribution des kits d'enrôlement , se sont réalisées sans tenir compte de la démographie et de la superficie des circonscriptions électorales de sorte que les circonscriptions sous peuplées se sont vu augmenter des kits et par conséquent, du nombre des sièges, des mineurs ont été illégalement enrôlés et plusieurs personnes disposent à ce jour de plusieurs cartes d'électeurs, des matériels d'enrôlement ont été retrouvés plusieurs fois entre les mains des particuliers”, avancent-ils. 

Et de poursuivre :

"Les cartes d'électeurs s'effacent au bout d'un temps et deviennent inutilisables, comment reconnaîtront-t-ils les électeurs le jour du scrutin ? Tout ceci démontre le caractère peu fiable du processus électoral qui présage des élections chaotiques et frauduleuses dans le pays”.

Les députés nationaux FCC notent ,par ailleurs, que le régime actuel est incapable de préserver l'intégrité du territoire national et d'assurer la sécurité des personnes et de leurs bien tant dans la partie Est Ituri, Nord et Sud-Kivu, Nord Katanga, à Kabambare dans le Maniema , Ango dans le bas Uelé que dans la partie Ouest et à Kinshasa capitale et siège des institutions de la RDC.

L'abandon d'une bonne partie de la République entre les mains des forces étrangères , conséquences d'une diplomatie irréfléchie. violations flagrantes, manifestes et récurrentes des droits fondamentaux reconnus à tour être humain, à la presse, à l'opposition et la société civile...la gestion chaotique du pays caractérisée notamment par le tribalisme, le détournement ostentatoire des deniers publics, la corruption, la concussion, l'enrichissement illicite, insolent et honteux”, affirment ces élus du peuple.

Ils font savoir qu'ils refusent d'accompagner la dictature du président Félix Tshisekedi ni le hold-up électoral, qui selon eux, est déjà planifié.

Lundi 29 mai 2023 - 17:49