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Retour de la paix à Maluku : la Fondation Hans Seidel vante l'engagement d'Eliezer Ntambwe et sollicite le soutien du président Félix Tshisekedi

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Le ministre délégué Eliezer Ntambwe Mposhi échange avec Monsieur Lucas, l'un des responsables de la Fondation Hans Seidel, avant le début du meeting tenu le 28 juillet 2026
Le ministre délégué Eliezer Ntambwe Mposhi échange avec Monsieur Lucas, l'un des responsables de la Fondation Hans Seidel, avant le début du meeting tenu le 28 juillet 2026

Par Grevisse Tekilazaya

La vie reprend progressivement son cours normal dans la commune de Maluku, après la page sombre de la milice Mobondo. Au village Nstio, la Fondation Hans Seidel, partenaire du gouvernement congolais, a lancé depuis 2013 un important projet agroforestier.

Ce projet, financé par l’Union européenne et exécuté par la Fondation Hans Seidel, a malheureusement connu un arrêt forcé à cause du phénomène Mobondo. Plus de 260 fermiers formés et embauchés sont aujourd’hui au chômage. L’apiculture demeure l’activité principale pour leurs revenus.

Il a fallu donc la nomination du ministre délégué Eliezer Ntambwe pour que la Fondation Hans Seidel retrouve l’espoir. Ému, M. Delly Kimuanga, assistant administratif et financier de ce projet, invite, au nom de la Fondation Hans Seidel, le président Félix Tshisekedi à miser sur le ministre délégué Eliezer Ntambwe.

« Le retour des fermiers ne dépend pas de la Fondation Hans Seidel. Au nom de la Fondation, nous remercions le ministre délégué Eliezer Ntambwe qui s’est sacrifié. Nous n’avons jamais vu personne ici pour nous aider. Nous demandons au président de la République de prendre ce ministre en considération, parce que ce n’est pas donné à tout le monde. Il a accepté de dormir dans une zone considérée rouge », a-t-il indiqué.

Aux côtés du ministre délégué, Nicolas Wemakoy, député provincial et criminologue de formation, explique l’importance du retour encadré de la population. Ce dernier préconise une solution gagnant-gagnant.

« Le retour signifie qu’il ne faudrait pas que les Teke, d’eux-mêmes, rentrent afin d’occuper leurs maisons jusque-là occupées par des gens qui ne sont pas propriétaires. Si leur retour n’est pas encadré, il peut y avoir la renaissance de la violence. C’est pour cela que l’État, qui a le monopole de la violence légitime, doit l’encadrer. C’est l’État qui devrait rétablir son autorité à travers le ministère de l’Intérieur... Nous voulons la cohabitation et le vivre-ensemble. Nous ne faisons pas de triomphalisme. Le conflit est né, il a grandi et doit mourir. Sans la paix, le développement est impossible », a-t-il ajouté.

Cette nouvelle page devrait être écrite avec une encre indélébile. Au-delà de ce soutien apporté au nom du gouvernement, le ministre délégué Eliezer Ntambwe Mposhi veut matérialiser la vision du président de la République.

Vendredi 31 juillet 2026 - 10:14