Par Don Benjamin Makolo
Le Conseil de sécurité des Nations unies a organisé, jeudi 30 juillet 2026, le premier vote indicatif (straw poll) dans le cadre du processus de sélection du prochain Secrétaire général de l'Organisation. À l'issue de cette consultation, le président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, l'ambassadeur de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies, Zénon Mukongo Ngay, a fait le point devant la presse au Media Stakeout du Conseil de sécurité.
Ouvrant son intervention, le diplomate congolais a confirmé la tenue du scrutin et précisé la procédure qui suivra.
« Le premier tour du scrutin indicatif a eu lieu. Les candidats seront informés des résultats par l'intermédiaire des représentants permanents respectifs des États membres ayant présenté leur candidature. Le président de l'Assemblée générale sera également informé que le scrutin indicatif s'est tenu », a déclaré Zénon Mukongo Ngay, président du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet 2026.
Interrogé sur le fonctionnement concret du vote, le président du Conseil de sécurité a expliqué que chaque membre dispose de trois options sur son bulletin.
« Le scrutin indicatif comporte trois options sur le papier : "encourager", "décourager" et "sans opinion". Vous cochez ce que vous voulez cocher et nous avons les résultats après le passage de tous les membres du Conseil de sécurité », a-t-il précisé.
Concernant la prochaine étape du processus, l'ambassadeur a indiqué qu'aucune date n'avait encore été arrêtée pour un nouveau vote.
« Nous n'avons pas décidé aujourd'hui, mais dans les jours à venir, nous le saurons exactement. Cela se fera sous la présidence du Danemark, car nous allons conclure notre présidence demain », a-t-il précisé, rappelant que la présidence tournante du Conseil passera au Danemark dès le mois d'août.
Questionné sur la décision du Conseil de sécurité de ne pas rendre publics les résultats du scrutin, Zénon Mukongo Ngay a rappelé qu'il s'agissait d'un choix collectif de l'organe.
« La logique est de tout garder confidentiel. Nous voulons de la transparence et en même temps de l'efficacité, mais nous ne voulons pas de spéculations à ce sujet », a-t-il affirmé.
Relancé par des journalistes qui estimaient qu'il existait une contradiction entre transparence et confidentialité, le président du Conseil de sécurité s'est gardé de toute appréciation personnelle.
« C'est ce que le Conseil de sécurité a décidé. Je ne fais que rapporter... Je ne fais que servir, ce n'est pas moi qui ai pris la décision », a-t-il répondu dans une ambiance ponctuée de rires.
Invité à donner son opinion en tant que représentant de la République démocratique du Congo, le diplomate a rappelé la distinction entre ses fonctions nationales et son rôle institutionnel.
« Je ne peux pas exprimer mon point de vue en tant que représentant de la République démocratique du Congo. J'agis ici en tant que président du Conseil de sécurité », a insisté Zénon Mukongo Ngay.
Le diplomate congolais a également confirmé qu'« un seul tour » de scrutin s'était tenu lors de cette première consultation. Enfin, interrogé sur les performances des femmes candidates, il s'est contenté de répondre avec sobriété : « Tout le monde s'en sort bien. Merci beaucoup », mettant ainsi un terme à son échange avec la presse.
Ce premier vote indicatif ouvre la phase des consultations informelles qui permettront au Conseil de sécurité d'identifier le candidat qu'il recommandera à l'Assemblée générale des Nations unies pour succéder au Secrétaire général en exercice.