Par Grevisse Tekilazaya
Les réactions se multiplient en RDC après les propos du président américain Donald Trump, prononcés à l’ouverture de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, au sujet de la fin de la guerre dans l’est du pays. Selon l’internationaliste Jimmy Lumbu Mwanamama, ce discours signifie que la question a déjà une issue diplomatique.
Joint par Opinion-Info.cd, cet enseignant d’université estime que lorsque Donald Trump fait une telle déclaration à la tribune de l’ONU, cela ne signifie pas nécessairement que les hostilités ont automatiquement pris fin sur le terrain des opérations, contrairement à ce que certains pourraient croire.
« Si le président des États-Unis aborde la question de la sécurité dans l’est de la RDC, il faut d’abord noter qu’il s’agit d’un message inscrit dans un contexte diplomatique. La diplomatie suppose que les États ont déjà engagé des échanges à un certain niveau, ce qui a permis d’avancer sensiblement sur cette question. La première issue est l’accord de Washington. La deuxième est le processus de Doha », a-t-il expliqué.
Face aux enjeux actuels, l’internationaliste estime que la responsabilité de la RDC s’inscrit également dans le contexte politique.
« Sur le plan interne, il faudrait renverser la situation sur le terrain. Mais il faut aussi savoir que cette déclaration tend à offrir à la RDC davantage d’occasions de faire valoir sa position sur la scène internationale », poursuit-il.
En tant que Congolais, Jimmy Lumbu Mwanamama invite le gouvernement à maintenir la pression sur le terrain.
Il faut également noter que la politique de la guerre s'inscrit dans le cadre de la politique interne des États et touche aussi à la question de la souveraineté étatique.
« De ce fait, il est de notre devoir entant qu'Etat de pourvoir définir notre politique stratégique afin d'affaiblir davantage l'ennemi et de reprendre le contrôle effectif sur l'ensemble de notre territoire. Au-delà du droit, il faudrait que l’ennemi soit asphyxié jusqu’à sa dernière énergie. La politique, c’est la praxis », a recommandé Jimmy Lumbu Mwanamama.