Par Prosper Buhuru
L'Association pour la promotion et la défense des droits des femmes (APDEF) a dressé un bilan alarmant de la détérioration de la situation sécuritaire dans le groupement Bangole, en chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa (Ituri), où des attaques attribuées aux rebelles des ADF auraient fait 39 morts en l'espace d'une semaine.
Dans une note de monitoring, l'organisation indique que cinq nouveaux corps ont été découverts, jeudi 30 juillet : un à Kenaombi, un à Mongali et trois à Kasoko. Deux des victimes ont été transférées à Oïcha pour inhumation, tandis que la troisième a été enterrée sur place. Selon l'APDEF, ces personnes ont été tuées lors des incursions menées entre le 27 et le 29 juillet.
L'organisation précise qu'au total douze attaques ont été enregistrées depuis le 22 juillet dans plusieurs localités, notamment Manteite, Njiapanda Bella, Manzia, Kazaroho, Makongo, Mikwata, la route Mahu, Mangonzi, Kenaombi, Mongali, Nakota et Kasoko CEPAC.
D'après ce bilan, les violences ont causé la mort de 39 personnes, l'incendie de neuf motos, la destruction de plusieurs habitations ainsi que le pillage de nombreux biens. L'APDEF fait également état de plusieurs personnes portées disparues, parmi lesquelles figurent des élèves.
Face à cette recrudescence des attaques, l'organisation estime que la situation humanitaire et sécuritaire devient de plus en plus préoccupante dans cette partie de l'Ituri. Elle appelle les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes pour protéger les populations civiles et mettre fin aux exactions attribuées aux ADF.