Par Fadi Lendo
Le cadre de concertation de l'opposition politique et de la société civile congolaise a, en réaction à l'interview du Chef de l'État, Félix Tshisekedi, à Bruxelles, le 6 août, avant de regagner Kinshasa, déclaré que les Congolaises et Congolais ont besoin des dirigeants qui ne soient pas clivants, mais plutôt d'un leadership qui puisse les aider à construire, dans l'apaisement, un avenir meilleur.
Dans leurs déclarations, les 27 signataires, dont les anciens députés nationaux Claudel Lubaya et Ados Ndombasi, ainsi que l'ancien candidat Président de la République, Seth Kikuni, ont jugé d'"inopportuns et sans intérêt" les propos du Président Félix Tshisekedi, tout en affirmant qu'il s'agit bel et bien d'un désarroi, parce que rattrapé par les faits et par l'échec absolu de la politique du régime actuel à la tête du pays.
"Monsieur Tshisekedi n'a apporté aucune réponse aux multiples demandes sociales de plus en plus pressantes de notre peuple. Marqué par une suffisance outrancière et un déni de la réalité conduisant le pays dans l'impasse par sa gouvernance, il a développé une communication périlleuse, qui ne trouve écho que dans son seul égo, face au désenchantement de notre peuple et la souffrance rude qu'il lui impose", ont-ils écrit.
Revenant sur le comportement des militants du parti au pouvoir, l'UDPS, les signataires de cette déclaration ont affirmé que le fait que le Président de la République considère la délinquance de ces derniers comme une vitalité démocratique, il est, en son chef, justement question d'une conception erronée de la démocratie et une définition partisane et indigne d'un Président de la République, de son état.