Par Grevisse Tekilazaya
Dans son message à la Nation, ce lundi 30 décembre, l'opposant congolais Martin Fayulu a réitéré son appel aux Pères de l'Église, afin, dit-il, d'œuvrer pour un Congo libre. D'après l'ancien candidat perdant à la dernière élection présidentielle, cet appel n'est donc pas pour satisfaire des ambitions personnelles ou partisanes.
«Je réitère mon appel à nos pères spirituels, pour réunir, dans le cadre du
processus de Kinshasa, toutes les parties prenantes autour du thème : Vérité Réconciliation, Cohésion nationale, afin d’œuvrer pour un Congo libre, fort, digne et prospère, et non pour satisfaire des ambitions personnelles ou partisanes», a-t-il fait remarquer.
Il a, dès lors, appelé la SADC, l’Union Africaine et les Nations-Unies à soutenir le processus de Kinshasa, pour faire avancer celui de Luanda.
Fayulu table sur quatre priorités
Après avoir peint un tableau sombre de la situation sociopolitique, Martin Fayulu préconise quatre priorités sur lesquels les Congolais devraient réfléchir, à
savoir : Restaurer l'intégrité territoriale; Mettre fin à la prédation des ressources publiques; Construire un véritable État de droit; enfin Préparer des réformes institutionnelles ambitieuses.
S'agissant de la restauration de l'intégrité territoriale, d'après l'opposant congolais, il s'agit donc de mettre un terme à la guerre menée par le M23 et les forces étrangères, afin de libérer nos terres et de restaurer la souveraineté nationale.
Concernant la fin de la prédation des ressources publiques, Martin Fayulu évoque notamment la réduction du train de vie excessif des institutions et mobiliser les fonds nécessaires pour renforcer notre Armée, financer des infrastructures essentielles et améliorer les conditions de vie des Congolais.
L'opposant entend par la construction d'un véritable État de droit, le respect des droits humains, la justice et l'équité pour tous.
Enfin, Fayulu veut que l'attention soit focalisée à préparer des réformes institutionnelles ambitieuses, à réviser la loi électorale, à restructurer la Commission électorale et la Cour constitutionnelle, afin de créer les bases d'élections véritablement transparentes, crédibles et apaisées.