Par Serge Mavungu
L'Alliance pour le changement (A.Ch.), formation politique dirigée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, accélère la réorganisation de ses structures dans la capitale congolaise. Réunis dimanche 8 novembre 2026 au siège national du parti, dans la commune de Limete, les cadres et militants ont pris part à une matinée politique consacrée notamment à la redynamisation de l'appareil du parti et au renforcement de son implantation sur le terrain.
Au cœur de cette démarche figurent les décisions relatives à la réorganisation des structures de base, notamment les sections et les cellules. Le secrétaire général du parti, Tonay Atwana Jean-Paleki, a présenté les orientations contenues dans les décisions n°026 et n°028, qui s'inscrivent dans la dynamique de consolidation de l'organisation politique à Kinshasa.
Le dispositif organisationnel prévoit notamment 47 sections et 1 060 cellules. Cette architecture vise à rapprocher davantage le parti de sa base militante, à améliorer la coordination de ses différentes structures et à assurer une présence plus effective dans les communes et les quartiers de la capitale.
La mise en place des responsables appelés à assurer l'encadrement des structures fédérales et interfédérales participe également de cette réorganisation. L'objectif est de disposer d'une organisation mieux structurée, capable de coordonner les activités politiques et de renforcer la mobilisation des militants.
Au-delà des ajustements administratifs, cette restructuration répond à une perspective essentiellement politique et électorale. L'A.Ch. entend consolider son ancrage populaire, élargir sa présence sur le terrain et renforcer ses capacités de mobilisation en prévision des prochaines élections de 2028. Pour la formation politique de Jean-Marc Kabund, l'enjeu est de transformer cette implantation territoriale en une force électorale susceptible de lui permettre de rafler un maximum de voix lors des prochains scrutins.
À cette occasion, le secrétaire général est également revenu sur une question d'actualité concernant le déplacement de Jean-Marc Kabund au Cameroun. Il a tenu à préciser que ce voyage avait été financé personnellement par le président national de l'A.Ch., et non par Joseph Kabila, contrairement à certaines affirmations relayées dans l'opinion. Il a également souligné que ce déplacement n'avait rien d'un séjour touristique, mais qu'il était lié aux préoccupations relatives à la situation politique du pays.