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RDC : l’UNESCO renforce sa collaboration dans le Grand Kivu pour protéger le parc national de Kahuzi-Biega et lutter contre les crimes environnementaux !

lun 30/12/2024 - 13:26
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Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général major Peter Chirimwami et celui du Sud-Kivu Jean-Jacques Purusi [photo d'illustration]
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général major Peter Chirimwami et celui du Sud-Kivu Jean-Jacques Purusi [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage 

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu unissent leurs forces dans la lutte contre les crimes environnementaux et économiques autour du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette initiative vise à préserver cet écosystème unique, tout en garantissant la sécurité et le bien-être des populations riveraines.


Lors d’une déclaration conjointe, le dimanche 29 décembre, Jean-Jacques Purusi, Gouverneur du Sud-Kivu, accompagné de son vice-gouverneur, Jean-Jacques Elakano, et de membres de son gouvernement, a ouvert les travaux aux côtés du général-major Peter Cirimwami, gouverneur militaire du Nord-Kivu.  Objectif, renforcer la collaboration interprovinciale pour contrer les menaces pesant sur le PNKB.


«Le parc subit une pression accrue, mettant en péril son écosystème unique», a affirmé Jean-Jacques Purusi. Il a dénoncé les activités illicites menées par des individus exploitant illégalement les minerais, abattant les arbres pour produire du charbon de bois ou encore ravageant la biodiversité du parc.


Un rapport des organisations environnementales révèle que chaque mois, environ 7 200 sacs de charbon de bois quittent le PNKB pour alimenter les villes de Goma et Bukavu. Cette exploitation massive entraîne l’abattage d’au moins 15 000 arbres, aggravant la déforestation et ses conséquences, notamment les glissements de terrain.


Les deux gouverneurs ont annoncé des mesures fermes pour lutter contre ces crimes. Ces décisions incluent la saisie des produits issus du parc, des sanctions judiciaires, et la confiscation des moyens de transport utilisés pour leur exportation.


«Nous avons pris des arrêtés qui prévoient des sanctions allant jusqu’à l’emprisonnement des personnes impliquées. La communauté locale doit également jouer un rôle déterminant dans la protection de notre patrimoine commun, des bandits qui exploitent les minerais, abattent les arbres, les braises et les amènent dans toute part et ça impacte négativement, tels les éboulements et autres", a déclaré Jean-Jacques Purusi.


De son côté, le gouverneur Militaire Peter Cirimwami a insisté sur l’importance d’une surveillance accrue : "Chaque fois qu’il y a des produits qui sont suspectés de provenir du parc, nous avons l’obligation soit si on est alerté d’arrêter ces produits et ensemble nous décidons qu’est ce que nous allons faire de ces produits", a-t-il indiqué.


Ces travaux ont également associé des représentants du Maniema, soulignant l’importance d’une approche régionale pour contrer ce fléau. Par ailleurs, des enquêtes menées par la société civile, notamment la Synergie des Organisations pour la promotion des Droits humains et de l’Environnement (SYDHE), continuent d’alerter sur l’ampleur du problème.


Dans un contexte où la déforestation et l’exploitation illégale des ressources menacent gravement le PNKB, cette collaboration interprovinciale marque un pas important vers sa préservation. Les gouverneurs appellent les communautés locales, les autorités et les partenaires internationaux à se mobiliser pour protéger ce joyau écologique et garantir un avenir durable aux générations futures.

Lundi 30 décembre 2024 - 13:26