Par Prehoub Urprus
À Punda, quartier perché sur les hauteurs de la commune de Ngaliema, la peur est désormais aussi profonde que le ravin qui grignote chaque jour un peu plus les habitations. Une érosion longue de près de trois kilomètres menace cette partie ouest de la capitale Congolaise. Face à l’urgence, le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, s’est rendu sur place ce mardi 6 mai 2025 pour constater l’étendue du danger.
Sous une pluie fine, accompagné de plusieurs officiels, dont le ministre des Infrastructures Alexis Gisaro et les techniciens de l’OVD, le VPM a écouté les cris d’alarme des habitants, inquiets de voir leurs maisons et leurs rues céder au rythme des intempéries.
"Nous sommes dans une période critique. Il faut agir vite", a-t-il lancé devant la population, avant d’annoncer une série de mesures d’urgence. Dès cette semaine, les premières actions de stabilisation du terrain vont démarrer. Une grande réunion de crise est également attendue entre le gouverneur de Kinshasa, le bourgmestre de Ngaliema et les comités locaux, sur instruction directe du Gouvernement.
Cette érosion n’est pas seulement un drame humain, elle représente aussi une menace pour la Route nationale n°1, qui traverse la zone. Ce corridor vital relie Kinshasa au Kongo-Central et à ses ports maritimes. Sa destruction est un coup dur pour le pays tout entier.
Les autorités promettent que des travaux de grande envergure seront lancés après la saison des pluies pour consolider la zone et éviter de nouvelles catastrophes.