Est de la RDC : Le Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération condamne l’installation d'une administration parallèle par le M23/AFC

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Le 12ème sommet du Mécanisme Régional de suivi de l'accord cadre d'Addis-Abeba tenu en Ouganda [photo d'illustration ]
Le 12ème sommet du Mécanisme Régional de suivi de l'accord cadre d'Addis-Abeba tenu en Ouganda [photo d'illustration ]

Par la Rédaction 

La situation sécuritaire dans l’est de la RDC -République démocratique du Congo- a une nouvelle fois été au centre d’une réunion de haut niveau du Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération, signé en 2013 à Addis-Abeba. Cet accord, considéré comme un pilier des efforts de stabilisation dans la région des Grands Lacs, a réuni douze pays africains, dont le Rwanda et la RDC, le mercredi 28 mai 2025, à State House, Entebbe, en Ouganda.

Malgré l’importance du sujet, peu de chefs d’État y ont fait le déplacement. Ni le Président congolais Félix Tshisekedi, ni son homologue rwandais Paul Kagame n’étaient présents, tous deux évoquant des contraintes d’agenda. Néanmoins, les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali ont été abordées de manière explicite dans le communiqué final.

Les États membres ont unanimement condamné l’installation d’une administration parallèle par les rebelles du mouvement AFC/M23 dans l’est de la RDC. Le texte dénonce également le soutien extérieur dont bénéficierait ce groupe armé, sans pour autant nommer directement le pays concerné. Toutefois, le communiqué appelle à une application rapide et intégrale de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui cite expressément le Rwanda comme acteur impliqué.

Autre point sensible, la présence du groupe armé FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), dont le démantèlement est exigé de longue date par Kigali et la Communauté internationale. Les participants au sommet ont réitéré cet appel, soulignant que la persistance de ces groupes sur le territoire congolais constitue un facteur majeur d’instabilité régionale.

Le Président burundais Évariste Ndayishimiye, qui a passé le flambeau de la présidence du Mécanisme à son homologue ougandais Yoweri Museveni, n’a pas mâché ses mots. Il a clairement pointé du doigt le Rwanda, mettant en garde contre un possible embrasement régional si les tensions actuelles ne sont pas résolues.

Dans son allocution, le Président ougandais a critiqué la dépendance excessive de la région aux appuis extérieurs et appelé à renforcer les mécanismes régionaux de résolution de conflits. Museveni entend revitaliser l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, dans l’objectif de consolider la paix et de renforcer la coopération entre les pays de la région.

Le communiqué final insiste, par ailleurs, sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous les États signataires, en écho aux principes fondateurs de l’accord de 2013.

Enfin, la Cellule opérationnelle du Groupe de contact et de coordination s’est vu confier un mandat renforcé. Elle est désormais chargée de mettre en œuvre des mesures non-militaires, pour poursuivre l’engagement avec les groupes armés étrangers. Parmi ses priorités : promouvoir le désarmement volontaire et faciliter le rapatriement des combattants.

Vendredi 30 mai 2025 - 07:49