Par Prosper Buhuru
La question de l’emploi est revenue au centre du discours du Président Félix-Antoine Tshisekedi, vendredi, lors du Conseil des ministres. Dans le cadre de son second quinquennat, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de garantir à chaque citoyen un accès équitable au marché du travail et aux stages, qu’il considère comme un levier essentiel pour bâtir une République moderne et inclusive.
Selon lui, l’égalité des chances n’est pas seulement un impératif social. Elle constitue aussi un pilier stratégique pour la croissance et la cohésion nationale. Mais cette ambition se heurte encore à deux écueils : le recours persistant à des recrutements opaques, qui excluent injustement une majorité de demandeurs d’emploi, et la faiblesse de l’offre de stages, qui prive les jeunes diplômés de l’expérience pratique indispensable à leur employabilité.
Félix Tshisekedi a dénoncé des pratiques contraires à la loi, rappelant que toute vacance de poste doit être déclarée à l’Office national de l’emploi. Il a estimé qu’un tel manquement fragilise la transparence, décourage l’investissement des familles dans l’éducation et contribue à l’aggravation du chômage.
"Un pays qui n’assure pas de passerelles entre la formation et l’emploi se condamne à gaspiller son capital humain", a-t-il averti.
Face à cette situation, le Président a demandé au ministre de l’Emploi et du Travail d’agir rapidement, pour rendre effective la transparence dans les recrutements et renforcer les liens entre le monde de l’enseignement et celui de l’entreprise. Il a aussi appelé à un suivi rigoureux, afin d’évaluer l’impact des mesures et corriger les faiblesses en cours de route.
Pour Félix Tshisekedi, l’insertion professionnelle de la jeunesse ne peut être considérée comme une simple politique sectorielle. Elle représente un socle de justice sociale, un moteur de croissance inclusive et un facteur de stabilité. C’est pourquoi, il a exhorté l’ensemble du Gouvernement à se mobiliser dans un esprit de responsabilité collective et de redevabilité vis-à-vis du peuple congolais.