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Parc national de la Salonga : le professeur Jacques Djoli appelle à une vision écologique pour restaurer l'image du plus grand parc d'Afrique

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Le professeur Jacques Djoli Eseng'ekeli, rapporteur de l'Assemblée nationale
Le professeur Jacques Djoli Eseng'ekeli, rapporteur de l'Assemblée nationale

Par la Rédaction

En bon juriste, le constitutionnaliste Jacques Djoli Eseng'ekeli a plaidé pour une approche écologique du développement afin de revaloriser le Parc national de la Salonga. Élu du territoire de Boende, dans la province de la Tshuapa, le rapporteur de l'Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli, a saisi la tribune de la 8ᵉ réunion du comité de pilotage du Parc national de la Salonga pour appeler à une stratégie de conservation adossée à une approche écologique du développement. Face aux enjeux environnementaux et touristiques, il plaide pour une mobilisation des partenaires et des moyens afin de redonner à ce joyau naturel sa place sur l’échiquier mondial.

Le Rapporteur de l'Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli, a pris part active à la 8è réunion du comité de pilotage du Parc national de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), tenue ce vendredi 7 novembre 2025, dans la salle Kampala de l’hôtel Kin Plaza Arjaan by Rotana, à Kinshasa. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la cogestion du Parc national de la Salonga, instituée par l’accord de partenariat entre l’ICCN et le WWF.

Photo d'illustration

Dans son exposé des motifs, le comité a souligné que la gestion des aires protégées exige des outils adaptés, utilisés à l’échelle mondiale de manière compétitive et efficace. Cette approche s’inscrit dans le respect des textes juridiques ratifiés par la RDC, notamment le décret n°10/15 du 10 avril 2010, fixant les statuts de l’ICCN en tant qu’établissement public chargé de la gestion des aires protégées et de la conservation de la biodiversité.

Il sied de signaler que c'est en sa qualité de député national élu du territoire de Boende, dans la province de la Tshuapa (l'une des provinces sur lesquelles s'étend le Parc national de la Salonga), que le professeur Jacques Djoli a représenté les communautés des secteurs de Wini et Djera, ce dernier étant son secteur natal, et plus particulièrement son village de Bomputu, tous irrigués par la grande rivière Salonga.

A cette occasion, le professeur Djoli a insisté sur la nécessité d’adopter une vision claire et une stratégie de conservation, intégrant une approche écologique du développement. Il attend des partenaires, tant nationaux qu’internationaux, des appuis significatifs pour concrétiser les projets, notamment dans la zone touristique disposant de pistes d’atterrissage à Bokela et à Watshi Kengo.

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Il a plaidé pour l’acquisition d’un avion, d’un hydravion et d’un bateau, ainsi que pour la mise en œuvre de projets à fort impact, comme l’installation d’un parc solaire à Monkoto, afin de redorer l’image de ce parc, considéré comme le plus grand d’Afrique et le deuxième au monde.

Enfin, le professeur Djoli a souhaité que la prochaine réunion du comité de pilotage se tienne à Elia Lodge, dans la Tshuapa, au bord de la rivière Lomela, reconnue comme le paradis des bonobos, une espèce emblématique et totémique du Parc national de la Salonga.

Plusieurs méthodes ont été adoptées au cours de cette réunion, en vue de garantir des résultats fiables.

Pour rappel, situé au cœur du bassin du Congo et s'étendant sur les provinces du Mai-Ndombe, de la Tshuapa et du Sankuru, en République démocratique du Congo, avec une superficie de plus de 36 000 km2, le Parc national de la Salongo est le plus grand parc national de la forêt tropicale humide en Afrique. Il est classé comme patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984 et sa cogestion par l'ICCN et le WWF est mise en place depuis quelques années. Et cela s'inscrit dans le cadre d'un partenariat pour renforcer la conservation et impliquer les communautés locales.

Samedi 8 novembre 2025 - 12:13