Par Serge Mavungu
Le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba, a pris part à la revue annuelle du programme de gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, pilier essentiel de la Couverture Santé Universelle en République Démocratique du Congo (RDC).
Le taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié a atteint 92 % en 2024, dépassant l’objectif national de 88 %. Cette performance, selon une dépêche de la cellule de communication du ministère de la Santé, traduit l’impact direct de la gratuité des accouchements sur l’accès équitable aux soins et la réduction des barrières financières pour les femmes enceintes.
La même source ajoute que cette mesure a permis la réalisation de 2 649 270 accouchements gratuits dans 14 provinces, contribuant à la protection du pouvoir d’achat des ménages et à la prévention de l’appauvrissement lié aux dépenses de santé. Elle a également favorisé une meilleure fréquentation des structures sanitaires et renforcé la confiance des communautés envers le système de santé.
Par ailleurs, la couverture des consultations prénatales (CPN1) a atteint 102 %, témoignant d’une forte appropriation des services de santé maternelle et d’une amélioration de la continuité des soins avant et après l’accouchement.
Fort de ces acquis, le Gouvernement de la République prévoit l’extension nationale de la gratuité des accouchements et des soins néonatals à l’ensemble des 26 provinces à partir de 2026, dans le cadre du déploiement progressif du deuxième palier de la Couverture Santé Universelle. Cette ambition vise à réduire les inégalités territoriales et à garantir à chaque femme congolaise un accès équitable à des soins maternels et néonatals de qualité, partout sur le territoire national.