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1er mai : le Gouvernement Suminwa fait du travail décent le socle de la dignité retrouvée

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Photo d'illustration
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Par Serge Mavungu

L’humanité toute entière célèbre chaque 1er mai la Journée internationale du Travail.  

En République démocratique du Congo (RDC), au-delà d’un jour férié, le Gouvernement Suminwa en fait un moment de bilan et un signal politique : replacer le Congolais au centre, par l’emploi et un salaire qui respecte sa dignité.

L’Homme d’abord

Dans son Programme d’actions 2024-2028, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka pose une doctrine claire : l’Homme est la première richesse du pays. Il est à la fois la force qui crée le progrès et le bénéficiaire qui doit en jouir. C’est sur cette base que l’emploi et le pouvoir d’achat ont été érigés en priorités, dans la ligne des engagements du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Emploi : des résultats qui parlent

Le secteur sort d’années marquées par des chiffres peu crédibles, une formation éloignée du marché et un climat d’affaires asphyxiant. Le Gouvernement répond avec quatre leviers : mieux former les jeunes en misant sur l’entrepreneuriat à l’école et des cursus certifiants, mieux les insérer en collant aux besoins réels, mieux accompagner ceux qui créent, et lancer les métiers verts. 

Les données du ministère de l’Emploi et Travail donnent la mesure : plus de 1,8 million d’emplois générés entre 2022 et 2024. Un nouveau rapport est attendu pour confirmer la tendance. En parallèle, l’ONEM doit désormais viser toute offre d’emploi avant publication. Objectif : tracer les recrutements et barrer la route aux arnaques qui frappent les chômeurs. 

Le privé est aussi mis à contribution. Avec un climat des affaires qui s’améliore, les investisseurs jugent le moment opportun pour miser sur la RDC.

SMIG : un triplement pour la dignité

L’article 36 de la Constitution est net : l’État doit garantir une rémunération qui assure une vie digne au travailleur et à sa famille. Pour le traduire en actes, Judith Suminwa a signé le Décret n°25/22 du 30 mai 2025. Le SMIG journalier du manœuvre ordinaire, figé à 7 075 FC, est passé à 14 500 FC depuis mai 2025, et atteindra 21 500 FC en janvier 2026. 

Les entreprises privées plaident pour une application graduelle. Le Comité national du Travail, qui regroupe État, patronat et syndicats, devra trancher. L’enjeu : préserver la paix sociale, soutenir le pouvoir d’achat et doper la productivité. 

Autre bouffée d’oxygène : la tenue du franc congolais. Les agents payés en monnaie nationale ont vu leur pouvoir d’achat grimper grâce à l’embellie.

Protéger les compétences nationales

Le Gouvernement serre la vis contre la marginalisation des Congolais. Les inspecteurs du travail sont déployés pour faire respecter la loi et limiter l’abus de main-d’œuvre étrangère. L’Arrêté n°86/001 du 31 mars 1986 reste d’actualité : les postes réservés aux nationaux ne peuvent être occupés par des étrangers, sous peine de sanctions.

Retraites : rajeunir l’État

La loi du 15 juillet 2022 et la CNSSAP ont débloqué un dossier vieux de plusieurs décennies. Désormais, la retraite intervient à 65 ans ou après 35 ans de service, avec paiement rapide des allocations de fin de carrière. Depuis 2022, plus de 11 000 agents sont partis, dont des secrétaires généraux et directeurs. Le cap est de 300 000 d’ici 2030, avec 30 000 départs prévus dès 2026. Maîtriser les effectifs, c’est rendre l’administration plus efficace et libérer des emplois pour les jeunes.

Le travail décent, rémunéré et sécurisé, devient ainsi l’instrument de réhabilitation de la dignité du Congolais. Mais le 1er Mai rappelle aussi une exigence : la Constitution fait du travail un droit et un devoir. Chaque citoyen doit apporter sa pierre à la construction du pays.

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Vendredi 1 mai 2026 - 13:48