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Ituri : les FARDC dénoncent un complot présumé visant à déstabiliser la province et à assassiner le gouverneur militaire

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Le Lieutenant Jules NGONGO, Porte-parole des FARDC en Ituri lors de sa vidéo d'alerte contre la déstabilisation de l'Ituri
Le Lieutenant Jules NGONGO, Porte-parole des FARDC en Ituri lors de sa vidéo d'alerte contre la déstabilisation de l'Ituri

Par Don Benjamin Makolo

Une alerte sécuritaire majeure a été lancée ce jeudi 30 avril 2026 par Jules Ngongo, porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en Ituri. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, ce dernier affirme détenir des informations sur un complot organisé à l’étranger visant à déstabiliser la province et à attenter à la vie du gouverneur militaire.

« Bien, il faut alerter, il faut dénoncer. Il faut aussi prévenir les dangers de ce complot, un complot qui s'est fait dans une réunion à l'étranger. Nous vous avions dit que nous avons toutes les informations », a déclaré Jules Ngongo, évoquant une stratégie planifiée pour semer le chaos en Ituri.

Selon lui, cette réunion tenue hors du pays aurait eu pour objectif non seulement de déstabiliser la province, mais aussi de « s’attaquer au gouverneur militaire pour le tuer ». Une accusation grave qui, si elle est confirmée, traduirait une escalade dans les tensions sécuritaires déjà persistantes dans cette partie de la République démocratique du Congo.

Le porte-parole des FARDC affirme que les instigateurs présumés de ce complot seraient organisés en deux groupes distincts. Le premier serait lié au mouvement dirigé par Thomas Lubanga, incluant notamment un colonel déserteur des FARDC identifié comme Lobho Pitsi. Le second groupe, quant à lui, intégrerait de nouvelles figures, parmi lesquelles l’ancien sénateur Tibasima Bogemu ainsi que Tsheda Pataule Raymond.

« Ils ont d'abord fait une mascarade en organisant une réunion où l'on chercherait les voies et moyens pour pacifier la province de l'Ituri. Mais juste après cette réunion, il y a eu d'autres réunions… cette fois-ci, ce n'était pas pour pacifier la province, mais pour la déstabiliser », a-t-il dénoncé.

Jules Ngongo évoque également une convergence d’intérêts entre ces deux groupes, qui envisageraient, selon lui, de s’unir pour « détruire l’Ituri » et renverser l’autorité du gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama.

Le porte-parole des FARDC a en outre détaillé les motivations attribuées à certains acteurs impliqués. Il cite notamment des accusations portées contre le gouverneur militaire, accusé par ses détracteurs d’être responsable de massacres de populations locales et de pillage des ressources aurifères de la province.

« Pour l'honorable Tibasima, c'est Luboya qui est en train de faire tuer les Hema… il n'y a pas de guerre intercommunautaire, il n'y a que Luboya qui est à la base de ce massacre des populations ituriennes », a-t-il rapporté.

Ces déclarations interviennent dans un contexte sécuritaire déjà fragile en Ituri, marqué par la présence de groupes armés et des violences récurrentes entre communautés. Les autorités militaires affirment toutefois rester vigilantes face à toute tentative de déstabilisation.

À ce stade, aucune réaction officielle des personnalités citées dans ces accusations n’a encore été rendue publique. Les prochaines heures pourraient être déterminantes pour clarifier la situation et évaluer la crédibilité de ces allégations qui, si elles se confirment, pourraient avoir des implications majeures sur la stabilité de la région.

Vendredi 1 mai 2026 - 07:21